‹ L'homme amâericain de l'Amâerique mâeridionaleChapitre 68 sur 117 · Les Paunacas (lisent hiùmilo (prononcez houlmilo · texte numérisé non relu

Les Paunacas (lisent hiùmilo (prononcez houlmilo

dans cette langue , aucun système de numération , qu'y remplacent à peine quelques termes de comparaison , eux-mêmes très-bornés.

Les mœurs, les habitudes, et jusqu'au costume des Païconécas , sont identiques à ceux des Chiquitos , au moins quant à leur manière d'être moderne. Ils vivent au milieu des forêts , y semant du maïs et diverses espèces de légumes , qui leur servent de nourriture. Ils pèchent et chassent par délassement; et leurs femmes , au sein des bois , continuent à filer et à tisser, s'occupant en outre des autres travaux qui leur étaient connus avant l'arrivée des Espagnols, et de ceux auxquels on les a formées dans les missions. Les hommes ont repris leur coutume primitive; ils vont nus, et leurs femmes portent la chemise sans manches. Ils n'ont rétabli l'usage ni de la peinture ni de la barbote. Quant au gouvernement, il est probable qu'ils avaient jadis des chefs par tribu, puisqu'ils en conservent même encore aujourd'hui ; mais lorsque les Indiens ne sont pas soumis aux coutumes des missions, ces caciques n'ont que très -peu d'autorité. Leur religion ancienne est tout à fait ignorée ; il n'en reste plus qu'un grand nombre de superstitions.

En un mot, à l'exception du langage, qui est distinct , d'un peu plus d'intensité dans la couleur olivâtre, cette nation présente tous les caractères physiques et moraux des Chiquitos , aussi pour nous appartient-elle, sans aucun doute, au même rameau.

Observations.

Les Yarayes1, Jarayes ou Xarayes2, et sans doute les Uleses^ des rives du Rio du Paraguay, près de la province de Chiquitos, étaient, en 15434, habillés de tipoy, couchaient dans des hamacs, étaient agriculteurs; faits qui nous portent à croire, malgré le tatouage qu'Azara leur attribue, qu'ils appartiennent au rameau chiquitéen, servant, pour ainsi dire, de chaînon entre les nations du Chaco et celles de Chiquitos. Comme il n'existe plus maintenant de nation de ce nom , nous croyons qu'elle en a changé , et que les Yarayes sont peut-être les mêmes que les Guanas ou Guatos.

1. Azara, Voy. dans l'Jmèr. mérid., t. II, p. 167, et Schmidel, Viage al Rio de la Plata (édit. de Buenos-Ayres), p. 21, en vit en 1542, et en parle comme d'une nation civilisée.

2. Barcia , Historiadores primitwos de las Indias, Comentarios de Alvar Nunez Cabeza de Baca (1543), p. 45, et Récit de Hernando Ribera , p. 67 (1543).

3. Récit de Hernando de Ribera , Barcia , Historiadores de Indias y Coin» real de Nuiiez, etc., p. 67.

4. Ibid., p. 45; Ruiz Diaz de Guzman, Historia argentina (écrite en 1612), p. 14, parle des Jarayes.

Funez , Historia del Paraguay, I, p. 152, 163.

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