‹ L'homme amâericain de l'Amâerique mâeridionaleChapitre 7 sur 117 · En ce lieu les Anglais, que les naturels engagent, par · texte numérisé non relu

En ce lieu les Anglais, que les naturels engagent, par

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1592, Cavendish vit encore, au port Désiré, des naturels, que la relation publiée par son secrétaire1 dit être grands et robustes, sans spécifier leur taille. On peut avoir quelque confiance en cette relation; mais on n'en doit accorder aucune à celle de Knivet2, qui faisait aussi partie de l'expédition. Ce dernier, abandonné sur les côtes du Brésil, y resta long -temps avant de revenir en Europe; et son récit, fait seulement de mémoire, est plein de faits exagérés, écrits dans le seul but de divertir le lecteur. Il ne donne que cinq ou six empans aux habitans du port Famine ou Fuégiens, en accorde quinze ou seize aux Patagons du port Désiré, par lui gratifiés à' un pied quatre fois long comme le nôtre; et en attribue quatorze aux squelettes. C'est lui qui parle des quartiers de rochers que les géans lancent au voyageur; fait évidemment emprunté au souvenir classique des fables d'Homère, d'Ovide et de Virgile, sur les Lestrigons et sur les Cyclopes. Nous ne saurions tirer de conclusions positives des voyages de Cavendish, que la belle taille qu'il reconnaît aux Patagons.

John Chidley mouille, en 1590, au port Famine,

des signes de paix, à pénétrer dans les terres, leur tirent un coup de canon qui en tue plusieurs.

1. Collection d'Harckluyt, tome III, page 842, et traduction dans de Brosse, Histoire des navigations, tomel, page 228.

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