‹ L'homme au grand coutelasChapitre 4 sur 9 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

KHANYISA (entre, puis ressort avec une défense d'éléphant..…) — Voyez ce que j'ai trouvé là-dedans : une défense d’éléphant. Ce doit étre un chasseur ou un marchand.

* JÉMINA (entre aussi. Elle ressort, tenant un t-

bia humain). — Qu'est-ce que c’est que cela ?

KHANYISA. — Un os humain!!!

SABOULA, BERÈNE, PFOULÈNE (s'éloignant en courant). — Quelle horreur !!

HALANDI. — Mes sœurs, je vous l’avais bien dit !

KHANYISA. — Tais-toi, toi. Ce n'est pas un

ossement humain, c’est un tibia de singe, de babouin. Ne voyez-vous pas que c’est la hutte d’un chasseur ?

HALANDI. — Non! c’est un ogre ! un mangeur d'hommes!

TOUTES (effrayées). — Est-ce possible ?

KHANYISA. — Toujours prédire des malheurs!

Quelle détestable fille! Allons dormir, il est tard.

(Elles entrent toutes dans la butte par la porte très basse. On les entend dans l’intérieur.) JÉMINA.— Passe-moi une couverture, Berène.

BERÈNE. — [l en manque ; dormons ensemble.

SABOULA. — Qu'est-ce qu’il y a par terre ?.… un monceau d’ossements ! J’ai glissé dessus.

KHANYISA. — Pousse-les de côté.

HALANDI. — J'ai peur ! Partons!

KHANYISA. — Tais-toi, Halandi, vilaine. Tu

aurais bien mieux fait de rester à la maison. Allons! Etendez-vous à plat ventre et dormez. TOUTES. — Bonne nuit... (Silence.)

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