‹ L'homme aux cinq louis d'orChapitre 6 sur 28 · TOME I. b · texte numérisé non relu

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avenir, n'étaient qu'une première restitution du sort.

Vous souriez, monsieur le curé; tout cela vous semble bien puéril; mais quand vous verrez à quelles conséquences ces idées-là m'ont coudait, vous comprendrez pourquoi j'insiste sur leur développement.

J'avais revu Thérèse le lendemain de ma démarche auprès de son père. La naïve enfant avait essayé de me consoler des meurtrissures de mon amour et de ma vanité. Mais, hélas! elle s'y prit de manière à me rendre plus cuisantes ces déchirures. Elle me conseilla de choisir, au plus tôt, un état, de devenir un homme utile, de m'appliquer aux travaux de la campagne, de la mériter enfin par une vie positive; mais quand je répondais à ces tristes encouragemenls par le récit de mes aspirations; mais quand j'opposais mon rêve à ce plaidoyer de la vie commune cl banale, la jeune fille m'écoutait sans me comprendre et haussait doucement les épaules.

Je voulus la mettre en révolte contre la volonté paternelle ; je parlai de serments échangés en dépit du monde, j'essayai de lui faire tourner un regard d'Ève vers le Paradis défendu. Mais Thérèse refusa toujours de voir au delà du sentier battu. Une seule ressource me restait, et peutêtre bien que, tourmenté par toutes les rages qui

i me sollicitaient, je l'aurais employée, si un événement qui accéléra ma destinée n'était venu f couper court à ce premier roman de ma Yie. Oui, î j'aurais fini, dans la liberté des mœurs du vill lage, par abuser Thérèse. Je le répète, je fus éloigné de toute idée de crime par un événement qui absorba toute mon activité.

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I Un jour, j'étais resté seul dans la salle basse du presbytère, et, la tôte plongée dans mes deux mains, je rêvais, quand tout à coup j'entendis prononcer mon nom. Je me penchai en dehors de la fenêtre restée ouverte, et j'aperçus ma

i mère qui causait avec Simon Benoît sur le seuil de la maison.

Notre chère malade avait voulu aspirer le soleil, et, assise dans son fauteuil, ses mains blanches et diaphanes tendues aux rayons, elle s'entretenait avec son ami. Je voulus écouter, et «l'accroupissant au bas de la fenêtre, derrière le rideau, je prêtai l'oreille, ne perdant pas un mot de celte conversation, dans laquelle mon nom, prononcé plusieurs fois, semblait me donner le droit de pénétrer.

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— Je vous le répète, mon ami, disait ma mère en s'arrêtant fréquemment pour reprendre haleine, Philippe est perdu pour vous. Tôt ou tard, quand je n'y serai plus, il vous échappera. Je l'avais bien jugé... Il étouffe entre nous deux; il se résigne pour moi; mais je sens à ses coups d'aile contre nos barreaux que quand je serai partie, il partira aussi.

— Pourquoi vous elîrayer d'une fièvre qui tient à son âge? Que ne lui parlez-vous? Il vous aime.

— Il m'aime, reprit ma mère avec un tremblement dans la voix qui me fit frissonner. Oui, mon ami; mais il me tue sans s'en apercevoir. Àh ! nous avons été mal inspirés d'invoquer un miracle! Son voyage à Versailles l'a perdu. J'ai souvent une pensée terrible dont je dois me confesser; je me dis que si Philippe, au lieu de renaître à la vie, à la santé, avait continué à s'étioler, à pâlir, à languir, peut-être serionsnous morts ensemble, peut-être l'eussé-je emporté dans mes bras vers Dieu. Je n'aurais pas la douleur de quitter ce monde en le laissant aux prises avec des désirs qui le rendront misérable.

— Vous blasphémez, ma pauvre amie.

— Non, monsieur le curé, mais je connais Philippe.

— Pourquoi ce découragement? Philippe n'a

eu que dé bons conseils, que de sages leçons. Eh bien! s'il est ambitieux, nous en ferons un soldat; nous donnerons un aliment, un but, à l'ardeur de son esprit.

— J'ai songé à écrire à mon frère.

— Comment? à cethqjnnie!

Et je compris que Simon Benoit, en parlant ainsi, avait fait un geste de stupeur.

— Oui, mon ami, à mon frère, à Antoine. Il m'aimait autrefois; peut-être que la pensée de sa sœur morte réveillera cette affection d'enfance. Je sais qu'il nra cruellement outragée; je sais qu'il a trahi la mission sainte qui lui fut confiée; mais Antoine n'est plus jeune. D'ailleurs, je ne lui abandonne pas Philippe; je veux seulement le supplier de mettre à votre disposition une somme d'argent qui permette à Philippe de voyager. Sans doute, en voyageant, en visitant de nombreux pays, en satisfaisant son intelligence, mon enfant perdra un peu de celte ardeur qui m'épouvante. Les voyages, je vous l'ai entendu dire, donnent l'expérience des hommes sans éloigner de Dieu. La nature, qui intervient à chaque instant par des impressions nouvelles, ramène forcément l'âme à des distractions qui ('élèvent et la consolent. J'y suis décidée : après ma mort, Philippe voyagera.

— Eh bien ! pourquoi ne pas commencer dès

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maintenant ce remède? Peut-être profiterait-il à la mère autant qu'ù l'enfant!

— Voyager, moi! y songez-vous? Ah! c'est un autre et plus grand voyage que j'ai à entreprendre, et vous m'y préparerez , n'est-ce pas, mon père?

— Chassez ces funestes idées, mon enfant; Dieu vous laissera longtemps encore sur la terre. Pourquoi penser toujours à la mort?

— L'abbé, vous faites un mensonge que le bon Dieu vous pardonnera en faveur de l'intention. Vous savez bien, vous voyez bien, mon ami, que je n'ai plus que quelques jours à passer à côté de vous et de mon cher Philippe ! Le mal qui me déchire est sans remède. Le soleil me retient encore un peu ; mais le soleil se refroidira, et je m'en irai avec les feuilles de ce cerisier.

Simon Benoît renouvela ses exhortations. Son affection paternelle trouva de chaudes paroles pour rattacher à la vie cette chrétienne qui avait besoin de se reposer dans le sein de Dieu. Mais ma mère ne se laissa pas convaincre, et la certitude de sa mort prochaine résistait à toutes les tromperies de l'amitié.

J'écoutais de toute mon ame, et je sentais les pleurs rouler sur mes joues. Ma mère s'entretint longtemps avec Simon Benoit de mon avenir, des précautions à prendre envers moi, et dans

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chaque détail, je reconnaissais la pénétration de sa tendresse. Mais, chose étrange, il me semblait qu'en constatant mes passions, qu'en s'en alarmant si fort, qu'en cherchant le moyen de les diriger, on Jes consacrait, on les ratifiait eu quelque sorte; si bien, que je me sentais tout ù la fois plein de pitié pour les alarmes maternelles, plein de terreur de cette mort dont on me menaçait, et décidé, plus que jamais, à poursuivre ma chimère.

J'avais appris par cet entretien l'existence et le nom d'un oncle dont on ne m'avait jamais parlé. Ce parent était rich§, puisqu'on voulait faire appel à sa générosité en ma faveur. Je me dis qu'il était sans doute puissant, et j'arrêtai dès lors un plan pour hâter, à l'aide de cette révé- * lalion, la grande découverte que je projetais.

J'entendis plusieurs fois ma mère répéter que la lettre à l'oncle Antoine était toute préparée dans son armoire, et que par la première occasion elle la ferait parvenir.

Je craignis d'être surpris dans ma cachette; je sortis de la salle, et vins embrasser ma mère qui fit, en me montrant du doigt, un signe, comme pour recommander la discrétion au curé.

J'aurais dû, à ce moment, tomber aux pieds de celle dont je connaissais les angoisses; j'aurais dû lui demander pardon de tout ce que je

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lui faisais souffrir, et jurer de la sauver en embrassant cette vie positive que j'avais fuie jusqu'alors; j'aurais dû élever mon amour filial à la hauteur de ce dévouement maternel. Mais , je vous l'ai dit) j'étais trop complètement possédé par mon démon ; et tout en couvrant ma mère de caresses, je cherchais à me persuader que ses craintes étaient exagérées; quelle ne devait pas mourir sitôt, et> qu'en dépit de ses pressentiments, je saurais atteindre mon but, sans altérer mon affection pour elle. Peut-être même, en lui démontrant un jour qu'elle s'était trompée, et en la faisant jouir du spectacle de ma fortune et de mes grandeurs, la consoleraisje, et lui rendrais-je, par le bonheur, ces roses de la santé que des inquiétudes exagérées avaient flétries.

C'était ainsi que je raisonnais. Plutôt que de lâcher prise, mon égoïsme trouvait de spécieux arguments; j'allais ainsi devant moi, brisant et déchirant les affections les plus chères, sans me sentir pourtant de remords, et croyant agir en toute loyauté.

Ma mère avait été belle, mais précisément de cette beauté, contraire à celle de Thérèse, qui tient surtout au rayonnement de l'âme. Sansétre grande, elle était d'une taille fine et déliée. Ses cheveux, d'unblond cendré, adoucissaient encore

# l'expression déjà si douce de ses traits; ses yeux étaient couverts par l'orbite; mais c'était la ma- '* ladie plus encore que la nature qui avait répandu V; cette ombre autour de leur clarté ; sa bouche était petite et se terminait aux deux extrémités > par un pli relevé qui cachait un éternel sourire, » expression à la fois de pitié, de résignation et ! d'amour. Ses mains étaient longues ët maigres. ? Ainsi que je vous l'ai dit, elle était toujours fort ' modestement, fort pauvrement vêtue, et pour- ' tant dans loute sa personne, il y avait une élégance qui rachetait sa pauvreté : elle élail parée ' de l'harmonie de tout son corps, ï L'amour idéal ne pouvait se choisir un temple plus transparent, plus pur. Par quelle fatalité t cette colombe avait-elle trempé ses ailes dans la boue des voluptés terrestres? Comment cet ange avait-elle abandonné le firmament d'azur dont ses yeux avaient gardé le reflet et vers lequel elle semblait toujours vouloir s'élancer? C'est ce que je me demandais sans cesse, et c'est ce qui devenait inexplicable pour celui qui se prenait à considérer celle sérénilé parfaite, celte limpidité du cœur, toute celte grâce modeste qui se répandait comme un parfum autour d'elle.

Cette organisation fragile n'était pas faite pour la lutte, et cependant elle avait déjà bien lutté! Le sentiment du devoir, la pensée maternelle

80 l'homme dans toute sa ferveur extatique, avaient seuls retenu ma mère au bord de la tombe ; il suffisait d'un souffle pour détacher la fleur de la tige. Je l'oubliai, ou plutôt je l'ignorais alors ; par ma faute, les pressentiments dont j'avais écouté la confidence ne devaient que trop tôt se réaliser.

Pendant la nuit qui suivit cette conversation surprise, je ne pus fermer l'œil. Il me fallait, à tout prix, l'adresse de cet oncle inconnu. Puisque je ne pouvais m'arracher seul à ce village, c'était lui qui devait m'ouvrir les portes d'airain contre lesquelles venaient se meurtrir mes ailes. Je savais où ma mère avait posé sa lettre ;Je résolus d'aller furtivement en lire la suscription. Tout le monde dormait; d'ailleurs, qu'avais-je à craindre? cette curiosité n'avait rien de honteux; et si j'étais découvert, je ne pouvais hésiter à avouer tout, certain de me faire amnistier.

Je m'habillai, j'allumai ma lampe, et je descendis, pieds nus, dans la chambre de ma mère. II me souvient encore du tressaillement dont je fus saisi lorsque je posai la main sur la clef de la porte. Ma démarche ressemblait si parfaitement à un vol, qu'en dépit de mes raisonnements, je me sentais rougir.

J'entrai ; les rideaux de serge qui enveloppaient le lit ne s'agitèrent pas. Ma mère dormait, pauvre femme ! Je lui envoyai dans le silence un

baiser, et je fus tenté d'aller m'agenouiller au bord de son lit.

Par une bizarrerie de mon imagination, cette entrée clandestine au milieu de la nuit, à la lueur fumeuse d'une pauvre lampe, me rappela ma visite au lit de Louis XIV. C'était à la même heure; j'étais ému de même, j'allais de même au-devant d'une guérison ; seulement, là-bas, j'étais ébloui, et dans la chambre de Belle- Assise, je n'éprouvais que les impressions de la misère et du délabrement. Qu'il y avait loin de ces lamheaux fanés qui enveloppaient l'oreiller de ma mère au brocart sous lequel Louis XIV agonisait! Mais je me dis qu'il dépendait de moi démettre le luxe à la place de cette indigence, et d'allumer dans ce froid réduit des rayons pareils à ceux qui m'avaient traversé le cœur dans la nuit de Versailles.

J'allai droit à l'armoire où était la lettre, la clef cria dans la serrure ; il me sembla entendre un soupir, je me retournai, je crus que le rideau du lit avait remué, j'attendis; mais le silence redevint profond. Ce gémissement était sans doute une plainte involontaire exhalée dans le sommeil, et les oscillations de la lumière dans les plis m'avaient sans doute trompé. Je pris la lettre; elle était lourde, et je lus l'adresse ainsi conçue :

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« A M. le chevalier Antoine d'Aubigné,

rue de la Sourdière, n° 20, à Paris- »

Je replaçai la lettre et quittai la chambre avec les mêmes précautions. Le lendemain, au malin, un fermier qui s'en allait au marché emporta, pour la mettre à la poste de la ville, Pépître suivante que j'avais écrite et recommencée plus de dix fois, et qui était le fruit-de toute une nuit d'insomnie :

« Monsieur le chevalier,

» Savez-vous que vous avez dans un village de Champagne , à Belle-Assise, à deux lieues de la petite ville de un neveu de dix-sept ans, qui n'a pas le bonheur de vous connaître et qui brûle du désir de vous embrasser?

» Savez-vous que ce neveu ignore son origine et ne doit qu'au hasard la faveur de pouvoir vous transmettre ses compliments? Il a appris seulement que vous êtes riche et noble, que vous habitez Paris; et lui, qui est pauvre, qui se sent fait pour les grandes villes, et qui est jaloux des noms glorieux, il vient en appeler à votre tendresse.

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» Il est impossible, monsieur le chevalier, que vous laissiez languir dans l'inaction, dans l'impuissance, une imagination qui aspire à tout, l'énergie et la volonté d'un cœur de dix-sept ans, armé pour l'ambition et pour l'amour.

» Je ne sais ni ce que je veux, ni ce que je puis; mais je suis fort pour bien des luttes, hardi pour bien des travaux. Grâce aux leçons du vénérable prêtre chez lequel j'ai été élevé, je suis assez instruit pour ne pas vous exposer à rougir de moi; grâce à mes lectures, je me suis fait une idée assez exacte du monde pour que vous n'ayez pas un long apprentissage à me faire traverser.

» Ma mère, qui s'inquiète beaucoup de mon avenir, a préparé pour vous une longue lettre; niais il m'a semblé que ces quelques lignes vous mettraient plus promplement à même de me connaître, et de me rendre l'affection que je suis tout disposé à avoir pour vous.

» Vous êtes le frère de la meilleure, de la plus sainte des femmes; il est impossible que vous ne soyez pas bon et généreux. J'ignore les motifs qui ont pu nous rendre si longtemps étrangers l'un à l'autre; mais quels qu'ils soient, ils ne sauraient tenir devant ma prière.

» Acceptez, mon cher oncle, l'hommage d'un indissoluble attachement, et dites-moi si vous

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ne seriez pas heureux de voir briller dans le monde un neveu qui étouffe dans Pobscurité, el qui se sent de force à rendre à la famille autant de gloire qu'il en aura reçu d'affection. »

Telle fut, à peu près, la lettre que j'envoyai à Paris. Le matin, au déjeuner, ma mère, que je trouvai plus pâle que la veille, se plaignit d'un songe effrayant qu'elle avait fait. Je voulus qu'elle le racontât; mais elle s'y refusa, disant que c'était sans doute la fièvre, et qu'il ne fallait pas attacher d'importance aux hallucinations des malades. La façon dont elle se défendit de celte confidence, et les regards profonds qu'elle faisait peser sur moi, me donnèrent dès ce moment à penser que mon expédition était connue ou du moins soupçonnée ; que c'était bien un soupir que j'avais entendu, et que ce n'était pas le jeu de la lampe sur les rideaux qui m'avait fait croire à un mouvement de ma mère.

Ce qui se passa quelques jours après ne me laissa plus de doute à cet égard, et m'effraya sur la portée de mon indiscrétion.

Un matin, Simon Benoît vint me trouver dans

ma chambre. La figure de Dotre ami était triste et presque sévère.

— Philippe , me dit-il , votre mère est bien malade; elle m'envoie vous chercher.

La solennité avec laquelle ces mots furent prononcés me glaça ; je descendis, pressentant un malheur, et au fond de ce malheur une faute commise par moi.

Ma mère était dans son fauleuil près de la fenêtre. Le soleil, qu'elle recherchait avec tant d'ardeur quelques jours auparavant, semblait la fatiguer. Les rideaux étaient tirés, et ses doigts posés sur ses yeux tamisaient encore le jour déjà affaibli. Je courus à elle et l'embrassai; son front était humide.

— Philippe , me dit-elle , tu as écrit à ton oncle?

— C'est vrai, ma mère.

— Qui t'a dit que lu avais un oncle?

Je racontai comment j'avais entendu la conversation du jardin. Ma mère regarda Simon Benoît en souriant faiblement et en hochant la tête d'un air qui voulait dire :

a Avais-je raison? Vous avais-je prévenu?»

— Ce n'est pas tout, Philippe, reprit ma mère, tu es venu la nuit, pendant mon sommeil, me fouiller.

— Quoi! vous savez...?

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