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utile, et que celle tic leurs tribus qui l'aurait inventé, n’en eût retiré un immense avantage « dans la lutte pour l’existence » D’autres contrastes semblables frapperont quiconque examinera la table : mais peut-être est-il permis de dire que plusieurs de ces cas sont explicables par l’influence de voisins plus civilisés; que, par exemple, la comparaison ci-dessus pourrait manquer de justesse, en ce sens que les Néo-Zélandais étaient une race isolée, tandis qu’il se pourrait que les Chinooks eussent emprunté la connaissance des arcs et des flèches aux tribus orientales, lesquelles à leur tour auraient appris des nations demi-civilisées du sud l'art de faire la poterie. On ne saurait nier qu’en plus d'un cas cela ne soit vrai, car nous savons qu’à l’heure présente, la plupart des sauvages possèdent des hachettes, des couteaux, des grains de collier, qu'ils ont reçus des marchands, et qu'ils ne peuvent encore fabriquer par eux-mêmes.
Certainement il se peut que les Chinooks aient reçu de leurs voisins du nord la connaissance de l'arc, mais nous ne pouvons guère supposer qu'ils la tiennent des Indiens rouges de l’est, parce que, en ce cas, il est difficile de comprendre pourquoi ils n’auraient pas également appris de ce peuple l'art, beaucoup plus simple et presque aussi utile, de fabriquer la poterie. 11 y a d'ailleurs des cas où une telle idée ne peut même être mise en question : ainsi, le bâton de trait est en usage chez les Esquimaux, les Australiens et certaines tribus brésiliennes; la bola, chez les Esquimaux et les Patagons; le boomerang est propre aux Australiens (1). Le sumpitam , ou tube des Malais, se rencontre aussi dans la vallée des Amazones. De plus, les diverses races sauvages n'ont entre elles (pie peu de relations pacifiques. Elles sont presque toujours en guerre. Si leurs habitudes sont semblables, ce sont de mortelles rivales, car elles luttent pour les meilleures pêcheries ou les meilleurs territoires de chasse; si
(I) Toutefois les m'gres du Niam-Niam ont des croissants de fer qui ressemblent au boomerang, et qu'ils lancent à la guerre.