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leurs liesoius sont différents, elles comlmtteut pour avoir des esclaves, des femmes, des ornements, ou, si elles ne s’en soucient point, c'est «lois pour le pur plaisir de se battre, pour obtenir des chevelures, des télés, et autres emblèmes considérés comme glorieux. Dans de telles conditions de société, chaque tribu vit, ou à l'état d'isolement, ou à l'état d'inimitié avec ses voisins. Détendu est Curt/iaf/u est la devise universelle, et les sauvages ne peuvent vivre en paix que quand ils ont un petit monde à eux. Tantôt une vaste mer, ou une haute chaîne de montagnes, tantôt une large « marche » ou territoire neutre, remplissent les conditions nécessaires, et les tiennent séparés. Ils ne se rencontrent que pour se battre, et ne peuvent pas. par conséquent, apprendre grandchose les uns des autres. Du reste, il arrive que certaines tribus ont des armes absolument inconnues de leurs voisins. Ainsi, chez les tribus du Brésil, nous trouvons l'are et la flèche, le tube, le lasso, et le bâton de trait. La première de ces armes est la plus usitée ; mais les Barbados ne se servent que du tube, les Moxos ont abandonné l'are et la flèche pour le lasso, et les Purupurus se distinguent de tous leurs voisins, en ce qu’ils font usage, non de l’arc et de la flèche, mais du / la/hetu , ou bâton de trait. Autres exemples : les Calies n’ont pas adopté généralement les arcs et les flèches des Boschimans; l'art de fabriquer la poterie n’a pas été transmis aux Esquimaux par les Indiens de 1 Amérique du Nord, ni aux tribus méridionales de la Colombie par les Mexicains, leurs voisins septentrionaux.
En outre, beaucoup d'arts peu compliqués, comme par exemple la manufacture de la poterie et des arcs, sont si utiles et en même temps, quoique la conception en soit ingénieuse, si simples d’exécution, qu’on ne peut guère supposer qu'une fois acquis, ils puissent jamais se perdre. Nous l’avons vu, cependant, les Néo-Zélandais et les Cafres n'avaient point d’arcs, et aucun peuple polynésien ne connaissait la poterie, quoiqu'il soit évident, d’après leur habileté à fabriquer d’autres objets, et leur état général de civilisation, qu'ils n’y auraient éprouvé aucune dilli-