I.KS SAI VACKS MullEKMX
.'ifij
culte, pour peu qu’ils eussent une fois trouvé la manière. Lu bo/a est une arme très-efficace, et qui n'est certainement pas difficile à fabriquer; cependant les Patagons et les Esquimaux seuls semblent la connaître. On ne peut douter que l’art de la poterie ne se soit souvent communiqué d’une race à l’autre. Néanmoins il y a des cas, même parmi les races existantes (l), où l’on semble trouver l’indice d'une découverte indépendante, ou tout au moins des cas où l'art apparaît à un degré rudimentaire.
Donc, en résumé, d’après l’examen de tous ces faits et d’autres semblables que nous aurions pu mentionner, l’opinion qui nous paraît la plus probable, est que beaucoup des armes, des usten-* siles, etc. . les plus simples, ont été inventés isolément par diverses tribus sauvages, quoiqu’il y ait sans doute aussi des cas où une tribu les a empruntés à une autre.
L’opinion contraire a été adoptée par beaucoup d’écrivains, à cause de la similitude incontestable qui existe entre les armes employées parles sauvages, dans des régions fort différentes les unes des autres. Mais si paradoxale (pie puisse paraître cette assertion, malgré la ressemblance frappante que présentent les instruments et les armes des sauvages, les différences n’en sont pas moins en même temps très-curieuses. Sans doute, tes nécessités de la vie sont simples, et se ressemblent sur toute la surface du globe. Les matériaux que l’honnne a à mettre en œuvre sont aussi, à très-peu de chose près, les mêmes : le bois, l'os et jusqu’à un certain point la pierre, ont partout les mêmes propriétés. Les éclats d’obsidienne des Aztèques ressemblent aux éclats de silex de nos ancêtres, moins parce que les anciens Bretons ressemblaient aux Aztèques (pie parce que la cassure du silex est la même que celle de l'obsidienne. De même les os pointus employés comme poinçons sont nécessairement semblables dans tout l’univers, lin réalité, la similitude existe plutôt dans la ma-
;i) Voyez, par exemple, page iOl.