‹ L'homme avant l'histoireChapitre 104 sur 124 · I.l-:s S.U VAt.liS MODKHNKS. iüu · texte numérisé non relu

I.l-:s S.U VAt.liS MODKHNKS. iüu

tière brute que dans l'objet manufacturé, et plusieurs des instruments de pierre, même les plus simples, sont très-differents chez les différentes races. Les hachettes en forme de dobires des insulaires de la mer du Sud ne sont pas les mêmes que celles des Australiens ou des anciens Bretons; ces dernières, à leur tour, diffèrent beaucoup du type qui caractérise la période du diluvium ou archéolithique.

Il n'y a pas non plus, en réalité, île très-grands rapports entre les mœurs et les habitudes des sauvages. Beaucoup de différences dont on a dû être frappé en lisant ce qui précède, proviennent évidemment et directement des conditions extérieures dans lesquelles sont placées les diverses races. Il est impossible que les habitudes de l'Esquimau et celles du Hottentot se ressemblent. Mais prenons un acte commun à plusieurs races et susceptible d'être accompli de plusieurs manières. Par exemple, la plupart des sauvages vivent en partie de la chair des oiseaux : comment s’en procurent-ils? Généralement avec l'arc et la flèche; mais, tandis que les Australiens prennent les oiseaux ii la main, ou bien les tuent avec le simple javelot ou le boomerang, tandis que les naturels de la Terre de Feu ont à la fois la fronde et l'are, les Esquimaux se servent d’un javelot complexe, projectile qui consiste en un certain nombre de dents de morse attachées ensemble par de petits morceaux de corde, et formant ainsi une espèce de bola. Les tribus septentrionales visitées par Kane employaient une autre méthode. Elles prenaient de grandes quantités d oiseaux, — surtout de petits macareux, — dans de petits filets qui ressemblaient à nos filets de pêche, et étaient inunis de longs manches d’ivoire. Et pourtant ce même peuple n’avait aucune connaissance de la pêche (1).

Prenons encore pour exemple l’usage qu'on fait du chien. D’abord, probablement, le chien et l’homme chassaient ensemble ; l’intelligence de l’un secondait la célérité de l’autre, et ils par-

ti) haut', Explorations arctiques, vol. Il, p. J03, 'Mo-

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