G DF. I. 'EMPLOI OE LA PIERHE DANS L’ANTIQUITÉ
Si a» lie» de frapper sur une surface plate on porte le coup à l’angle d’un silex, plus ou moins carré, la cassure est d’abord scmi-conoïdale, ou tout au moins affecte cette forme, mais après s' être un peu propagée dans la même direction, elle devient
Fie. 62. Fie. 63. Fie. 64.
Éclats de silex (Danemark).
plate et l’on peut la continuer de près de 10 pouces, formant ainsi un éclat ressemblant à une lame (fig. 62-69), avec une section transversale triangulaire (fig. 70). La conséquence en est qu’un éclat parfait de silex présente toujours une petite bulbe, ou projection (fig. 63 «) au gros bout, du côté plat; on a appelé cette projection la bulbe, ou cône de percussion. Après avoir
DE L’EMPLOI DE LA PIERRE DANS I/ANTIQI'ITÉ. ainsi enlevé par éclats les quatre angles primitifs d'un bloc carré, on peut traiter de la même manière les huit nouveaux angles, et ainsi de suite. La figure 61 représente des blocs ou « noyaux, » sur lesquels on a ainsi enlevé des éclats. Les figures 62-6fi rcpré-
Fic. 65.
Éclat do silex en forme de lOtc de flèche (Irlande).
Fie. 06.
sentent un éclat très-grand, trouvé à Fanncrup dans le Jutland, moitié de grandeur naturelle. La bulbe est représentée en a figures 63 et 6'i ; cet éclat a été appointi à une de ses extrémités. La figure 65 représente un éclat affectant la forme de pointe de flèche, trouvé en Irlande, le gros bout a été enlevé, probablement pour pouvoir l’adapter à un manche ou à une tige.
Die
GS