UE L’EMPLOI UE LA PIEHRE DANS L'ANTIQUITÉ
Les figures iKi— (»0, représentent de petits éclats danois; on trouve des éclats semblables dans tous les pays où les anciens habitants pouvaient se procurer du silex ou de l’obsidienne. Nous voyons dans la figure 00, qu’on avait déjà enlevé un autre éclat sur le même bloc. Les figures 07 et 08 représentent des éclats dont la pointe a été brisée, mais on peut remarquer sur toute leur longueur la dépression causée par l’enlèvement d’un autre éclat. La section d’un tel éclat n’est donc pas triangulaire comme dans la figure 70 «, mais à quatre faces comme dans la figure 70 h. Quelquefois, mais assez rarement, on trouve des éclats
Fie. 70.
Sections d'éclats.
fort larges et faits de telle façon qu’ils comprennent la section comprise par deux éclats enlevés précédemment, tel par exemple que celui représenté par la figure 09. Dans ce cas la section est pentagonale; la surface inférieure plate reste toujours la même, mais le côté supérieur porte quatre facettes.
11 peut sembler très-facile de faire rie semblables éclats, cependant quelques expériences convaincront quiconque voudra essayer qu’il faut une certaine habileté et qu’il faut choisir le silex avec beaucoup de soin. 11 est donc évident que ces éclats de silex, quelque grossiers qu’ils puissent paraître, sont toujours l’ouvrage de l’homme. Pour faire un éclat il faut tenir fermement le silex, puis exercer une force considérable, soit par la pression, soit par la percussion ; les coups doivent être répétés trois ou quatre fois, mais au moins trois fois, et portés dans certaines directions, quelque peu différentes, avec une certaine force définie, conditions qui ne pourraient se présenter que fort rarement dans la
DE L’EMPLOI DE LA PIERRE IIANS L’ANTIQl'ITÉ. nature; aussi, quelque simples que puissent paraître ces éclats, ii quiconque ne les a pas étudiés avec soin, un éclat de silex est, pour l’antiquaire, une preuve aussi certaine de la présence de l’hoinnie, que l’étaient pour Robinson Crusoé les traces de pas empreintes dans le sable.
A peine est-il nécessaire d’ajouter que les éclats ont de chaque
Fio. 71.
Haches de pierre (Irlande).
côté un bord très-coupant, aussi pouvait-on s’eu servir immédiatement comme couteaux; quelques archéologues leur ont même donné ce nom, mais je pense qu’il vaut mieux les appeler simplement éclats et réserver le nom de couteau aux instruments fabriqués plus spécialement pour couper.
Un grand nombre de ces éclats n’étaient certainement pas destinés à servir comme couteaux, mais plutôt comme scies, comme