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TERRASSEMENTS

Les terrassements sont très-abondants dans les parties centrales des États-Unis. Leur nombre diminue à mesure qu’on s’approche de l’océan Atlantique; ils sont très-rares dans l’Amérique anglaise, et à l’ouest des montagnes Rocheuses.

LL'UDO K.

ARCHÉOLOGIE DE L’AMÉRIQUE DU NORD

Enceintes défensives.

Les travaux appartenant à cette classe « occupent ordinairement de fortes positions naturelles», et nous pouvons prendre comme spécimen l’enceinte de Bourneville, dans le comté de Ross (Ohio). «Cet ouvrage, disent MM. Squier et Davis [foc. rit. , p. 11), occupe le sommet d'une haute colline isolée, à 12 milles à l’ouest de la ville de Chillicothe , auprès du village de Bourneville. La colline a près de 400 pieds de hauteur perpendiculaire; elle est remarquable, même parmi les collines escarpées de l’ouest, par l’escarpement de ses côtés, qui,

en quelques endroits, sont absolument inaccessibles Les

défenses consistent en un mur de pierre qui entoure la colline, un peu au-dessous du sommet; mais en quelques endroits il s’élève de façon à isoler des éperons étroits de la colline, et s’étend à travers le col qui la relie à la chaîne dont elle fait partie. » ïl ne faudrait pas croire cependant qu’il existe aujourd’hui un véritable mur; ce qui en reste est ce que l’on devait attendre d’un mur placé sur le penchant d’une colline, et dont les pierres tendent toujours ,à tomber en bas. Aux endroits les mieux conservés, ce mur a de 15 à 20 pieds de large, et 3 ou l\ pieds de haut. La superficie ainsi enclose a environ 140 acres, et le mur a 2 milles et un quart de longueur. Les pierres sont de différentes grandeurs; MM. Squier et Davis pensent que ce mur devait avoir environ 8 pieds de haut avec une base égale. A présent, des arbres énormes croissent sur ce mur. MM. Squier et Davis ont trouvé sur un ouvrage semblable, connu sous le nom de « Fort Ilill », dans le comté de Highland (Ohio), un splendide châtaignier, qu’ils pensent devoir être âgé de six cents ans. « Si, disent-ils, nous ajoutons à ces six cents ans la période qui a dil s’écouler depuis le temps où l’ouvrage a été construit jusqu'à son abandon, et la période subséquente jusqu’à son envahissement par la forêt, nous serons irrésistiblement conduits à la conclusion que cet ouvrage a plus de mille ans. Mais

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quand nous remarquons tout autour de nous les troncs pourris à demi cachés dans le sol qui s’accumule, nous sommes disposés à lui attribuer une antiquité plus grande encore. »

L’enceinte connue sous le nom de « Clark ’s Work » , dans le comté de Ross (Ohio), est une des plus grandes et des plus intéressantes. Elle consiste en un parallélogramme ayant 2800 pieds par 1800, et renfermant environ 111 acres. A la droite de ce parallélogramme est un carré parfait contenant une superficie d’environ 10 acres. Chaque côté a 850 pieds de longueur ; au milieu de chaque côté se trouve une porte ayant 30 pieds de largeur, défendue par un petit tertre. À l’intérieur de la grande enceinte se trouvent plusieurs tertres et plusieurs enceintes ; on n’estime pas à moins de 3 millions de pieds cubes les terres employées dans cet immense ouvrage. On a aussi remarqué que l’on trouve toujours de l’eau dans ou près ces enceintes.

Enceintes sacrées et diverses.

Si le but des travaux appartenant à la première classe est évident , il n’en est pas de même pour ceux (pie nous allons actuellement étudier. MM. Squier et Davis se basent sur les raisons suivantes pour affirmer que ces travaux n’avaient pas été entrepris dans un but défensif : leur petite étendue, le fait que le fossé est à l'intérieur du remblai, leur situation, car ils sont souvent commandés par des hauteurs voisines.

Le docteur Wilson (vol. I, p. 326) adoptant l’opinion de Sir R. C. Hoarc, considère la position du fossé comme marque distinctive, entre les ouvrages militaires et les ouvrages religieux. Mais Catlin nous dit expressément que, dans le village Mandan qu’il décrit, le fossé était à l’intérieur du remblai, et que les guerriers étaient ainsi à l'abri tandis qu'ils lançaient leurs flèches à travers les palissades. C’est là un exemple, qu’en Amérique au moins, la position du fossé n’est pas une preuve satisfaisante.

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Mais, tandis que les enceintes défensives occupent le sommet des collines et d’autres positions très-faciles à défendre, les soidisant enceintes sacrées se trouvent ordinairement « dans les vallées larges et unies, et très-rarement sur les hauteurs et aux endroits où le terrain est accidenté. Ces enceintes sont ordinairement carrées. Quelquefois elles sont isolées, mais le plus souvent par groupes. La plupart des cercles sont petits, ils ont un diamètre presque uniforme de 250 à 300 pieds et le fossé se trouve toujours à l’intérieur du mur». Quelques cercles, il est vrai, sont beaucoup plus considérables et enferment 50 acres ou plus. Les carrés ou autres ouvrages rectangulaires n’ont jamais de fossé, et la terre dont ils sont composés semble avoir été enlevée à la surface ou dans des carrières voisines. Ces ouvrages varient beaucoup de grandeur; cinq ou six, cependant, sont des carrés exacts, chaque côté mesurant 1080 pieds, coïncidence qui ne peut être accidentelle et qui doit avoir quelque signification. Les cercles aussi, malgré leur grande étendue, sont parfaitement ronds, ce qui dispose les archéologues américains il conclure que les Indiens devaient avoir quelque unité de mesure et quelque moyeu de déterminer les angles.

Le groupe le plus remarquable est celui de Newark, dans la vallée de Scioto; ce groupe couvre une superficie de quatre milles carres ! MM. Squier et Davis donnent un plan de ces travaux gigantesques; M. Wilson en donne un aussi dressé sur des recherches toutes récentes. Ce groupe consiste en un octogone, ayant une superficie de 50 acres, un carré de 20 acres et deux grands cercles occupant respectivement 30 et 20 acres. Une avenue formée de murs parallèles part de l’octogone et se prolonge vers ie sud sur une distance de 2 milles et demi; il y a deux autres avenues ayant un peu plus d'un mille de longueur; l une d’elles relie l’octogone au carré.

Il y a eu outre plusieurs autres remblais et petits cercles; la plupart ont environ 80 pieds de diamètre, mais quelques-uns sont plus grands. Les murs de ces petits cercles aussi bien que

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ceux des avenues et des parties irrégulières de ces groupes sont très-faibles, n’ayant que h pieds de haut. Les autres remblais sont bien plus considérables; les murs du grand cercle ont, à présent encore, 42 pieds de hauteur sur une base de 50 pieds, et un fossé intérieur de 7 pieds de profondeur et de 35 pieds de largeur. Les portes sont bien plus imposantes encore; les murs auprès des portes ont 10 pieds de hauteur et le fossé 4 3 pieds de profondeur. Cette enceinte tout entière est couverte par « les arbres gigantesques d'une forêt primitive » et selon MM. Squier et Davis, « quand il entre pour la première fois dans l’antique avenue, le visiteur éprouve une sensation de crainte respectueuse telle que celle qu’il ressent en pénétrant dans un temple égyptien, ou en considérant les ruines silencieuses de Petra dans le désert » .

La cité de Circleville a emprunté son nom à un de ces monuments qui, cependant, n’est pas plus remarquable que tant d’autres. Cet ouvrage consiste eu un carré et eu un cercle se touchant l’un l’autre; les côtés du carré ont environ 900 pieds de longueur et le cercle un peu plus de 4000 pieds de diamètre. Le carré a huit portes, une à chaque angle et une au milieu de chaque côté, chaque porte est protégée par un tertre. Le cercle était curieux en ce qu’il avait un double mur. Ce monument hélas! a été entièrement détruit; bien d’autres ont aussi disparu ou disparaissent tous les jours sous la charrue. Dans ces circonstances, vous voyons avec plaisir que « les administrateurs de la Compagnie foncière de l'Ohio, quand ils ont pris possession, en 1788, du pays situé au confluent de la rivière Muskingum, ont adopté des mesures immédiates pour préserver ces monuments. Il faut dire, à leur louange, qu’un de leurs premiers actes ofliciels a été l’adoption d’une résolution, enregistrée dans le journal de leurs séances, à l’effet qu’on devait conserver, comme places publiques, les deux pyramides tronquées et le grand tertre, ainsi que quelques acres de terrain autour d’eux. » Une conduite aussi éclairée mérite les remerclments des archéologues , et j'espère sincèrement que la Compagnie a prospéré.

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Les ruines d’Aztalan sont bien dignes d’attention et parce qu’elles sont la seule enceinte trouvée jusqu’à présent dans le Wisconsin , et parce que , sous bien des rapports, elles ressemblent à une ville fortifiée. Elles sont situées sur le bras occidental de la rivière Rock, et ont été découvertes en 1830, par M. N. F. Hyer, qui les examina rapidement et les décrivit brièvement, en en donnant le plan, dans le « Miltoaukie Advertiser. » M. Taylor a publié dans Silliman ’s American Journal, n° XL1V, un mémoire sur le même sujet, et c’est à ce mémoire que MM. Squier et Davis empruntent le plan et la courte description qu’ils ont faite de ces ruines (1). La description la plus complète se trouve dans l’ouvrage de M. Lapham : Antiquités du Wisconsin (2). M. Hyer a donné à ces ruines le nom d’Aztalan, » parce que les Aztecs avaient une tradition selon laquelle ils seraient venus d’un pays septentrional qu’ils appelaient Aztalan. Ce mot est dérivé, dit-on, de deux mots mexicains, Atl, eau, et An, près de. « Le trait caractéristique do ces ouvrages est une ence rrfe de terre (et non pas de briques comme on l’a dit par erreur) s’étendant de trois côtés d’un parallélogramme irrégulier, la rivière formant le quatrième côté à l’est. L’espace ainsi enfermé contient 17 acres et deux tiers. Les coins ne sont pas rectangulaires et le mur n’est pas droit. Le mur formant l’enceinte a 631 pieds de long à l’extrémité nord, 1/|19 pieds de long à l’ouest et 700 pieds au sud, faisant un total de 2730 pieds, sur 22 pieds de large environ et de 1 à 5 pieds do haut. A des distances presque régulières, ce mur de terre est renforcé par des tertres de terre. On les appelle arcs-boutants ou bastions, mais il est évident qu’ils ne servaient ni à l’un ni à l’autre usage. » La distance qui les sépare varie entre 61 et 95 pieds, la distance moyenne est de 82 pieds. Auprès de l’angle sud-ouest il y a deux ouvrages avancés construits de la même manière que le mur principal.

(1) Loe. cit.. p. 131.

(2) Page 41.

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Dans bien des endroits la terre formant les murs parait avoir été brûlée. « Des masses irrégulières d’argile dure, rougeâtre, pleine de cavités, conservent les marques distinctes de paille ou plutôt de foin sauvage, avec lequel cette argile était mélangée avant d'avoir été brûlée. C'est là la seule raison qui les ait tait appeler des murs de briques. Les briques n'ont jamais reçu une forme régulière, et il est même fort probable que le mur a été brûlé après avoir été construit (1). » Quelquefois les tertres, quoiqu’ils fissent partie d’une enceinte, servaient aussi de tombeau, car on y a trouvé des squelettes, dans la position assise, accompagnés de fragments de poterie. Le point le plus élevé à l’intérieur de l’enceinte se trouve dans l’angle sud-ouest, qui est « occupé par un monticule carré et tronqué, quia tout l’aspect d’une pyramyde, s’élevant par degrés successifs, comme les constructions gigantesques du Mexique » . À l’angle nord-ouest de l’enceinte, on trouve une autre élévation pyramidale, rectangulaire et tronquée, ayant une plate-forme de <>5 pieds au sommet ; on distingue encore les gradins qui y conduisaient. »

11 y a à l’intérieur de l’enceinte des remblais ayant environ 2 pieds de haut, qui relient plusieurs anneaux ou cercles, qu’on suppose devoir être les ruines de maisons de terre. « Presque tout l’intérieur semble avoir été, soit creusé, soit élevé en tertres ; des excavations irrégulières couvrent presque tout le terrain qui n’est pas occupé par les monticules. » Ces. excavations et ces monticules sont probablement les ruines de maisons. Il y a quelques années, on a trouvé dans un de ces monticules un squelette enveloppé apparemment d une étoffe très-grossière, mais les fils étaient tellement pourris qu’on n’a pu déterminer avec quelle plante textile cette étoffe avait été faite.

Les derniers habitants indiens de cette localité intéressante * n’avaient aucune tradition sur l’histoire ou l’objet de ces grands travaux.

(1) Ces murs doivent quelque peu ressembler aux célèbres forts vitrifiés d’Éeosse.

216 ARCHÉOLOGIE DE L’AMÉRIQUE Dl' NORD.

On ne trouve pas chez les tribus indiennes du Nord, actuellement existantes, de monuments correspondant à ces soi-disant enceintes sacrées. « Mais, dès que nous nous avançons vois le sud, dès que nous arrivons chez les Creeks, chez les Natchez et les tribus affiliées de la Floride, nous trouvons des traces de monuments qui, s’ils ne correspondent pas entièrement aux enceintes régulières de l’ouest, semblent, cependant, avoir quelque analogie avec elles (t). » Ces tribus, en effet, paraissent avoir été plus civilisées que celles du Nord, puisqu'elles avaient des notions d’agriculture, qu elles vivaient dans des villes considérables, avaient une religion systématisée; en un mot, elles devaient occuper une position intermédiaire, économiquement aussi bien que géographiquement, entre les puissantes monarchies de l’Amérique centrale et les tribus du Nord qui ne vivaient que du produit de leur chasse. M. Squier décrit ces monuments des tribus du Sud dans son « Second mémoire » et aussi dans les Anciens monuments de lu r allée dit Mississippi (p. \ 20). Les « Chimie Yards » , encore en usage chez les Creeks, et qui n’ont été que tout récemment abandonnées chez les Cherokees, sont des places rectangulaires , occupant ordinairement le centre de la ville, fermées sur les côtés, mais avec une porte à chaque bout. Ces places ont quelquefois de 600 à ‘. 00 pieds de longueur; les plus grandes se trouvent dans les plus vieilles villes. Ces places sont nivelées et légèrement creusées, les terres enlevées servent à établir une petite terrasse basse sur les côtés. Au centre est un monticule peu élevé sur lequel se trouve le Chunk-Màt, au sommet duquel est un objet qui sert do cible. Dans chaque coin, à une des extrémités, il y a une pièce de bois d’environ 12 pieds de haut ; on les appelle les nuits à esclaves, parce que, dans le bon vieux temps, les captifs condamnés à la torture y étaient attachés. Le nom de « Chunk » semble dér vé d’un jeu indien appelé « Chunk » qui se jouait sur ces places. A une extrémité

(l) Squier, loc.cit., p. 136.

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et immédiatement à l'extérieur de ces places se trouvo ordinairement une éminence circulaire, à sommet plat, sur laquelle est élevée la maison du Grand Conseil. A l’autre extrémité est une éminence carrée, à sommet plat, à peu près aussi élevée que l’éminence circulaire dont nous venons de parler, c'est la place publique.

Ces descriptions, et d’autres semblables faites par les premiers voyageurs chez les Indiens, jettent certainement beaucoup de lumière sur les enceintes circulaires et carrées. Quelques-unes, bien qu’elles soient appelées «enceintes sacrées» par MM. Squier et Davis, me semblent être les légères fortifications qui entouraient les villages et étaient, sans doute, surmontées de palissades. Nous avons déjà vu que la position du fossé n’est pas un argument valide contre cette hypothèse; la position de ces travaux ne semble pas plus concluante, si nous supposons qu'ils étaient moins destinés à soutenir un siège régulier qu’à défendre contre un coup de main.

Tertres funéraires.

Les tertr<*s funéraires sont très-nombreux dans les parties centrales des États-Unis. « Dire qu’ils sont innombrables dans le sens ordinaire du mot ne serait pas une exagération. On peut les compter par milliers et par dizaines de mille. » Ils ont de G à 80 pieds de hauteur; ils se trouvent ordinairement à l'extérieur des enceintes; ils sont souvent isolés, mais souvent aussi en groupes, généralement ronds, mais quelquefois, aussi, ils sont elliptiques ou affectent la forme d’une poire. Ils contiennent ordinairement un seul squelette, le plus souvent réduit en cendres. Quelquefois il y a un cist de pierre, mais les urnes se trouvent le plus souvent dans les États du Sud. Le cadavre est ordinairement enterré dans la position assise. On trouve fréquemment auprès du cadavre des instruments de pierre et de métal; mais tandis que les bijoux, tels que bracelets, plaques de cuivre

ARCHÉOLOGIE RE L'AMÉRIQUE Dl’ NORD.

perches, grains d’os, de coquillages ou de métal, et des objets semblables sont très-communs, les armes sont très-rares; fait qui, dans l’opinion du docteur Wilson, « indique un état de société entièrement différent, un courant d’idées tout à fait contraire » à ceux des Indiens actuels.

On a pensé que certains petits tumuli trouvés en Amérique, étaient les restes de huttes de terre. M. Dille (1) a examiné et décrit plusieurs petits tumuli observés par lui dans le Missouri. 11 en fouilla plusieurs, mais ne trouva jamais rien autre que du charbon et quelques morceaux de poterie, d'où il conclut que c’étaient les ruines de huttes de terre (2). Les Mandans, les Minatarees et quelques autres tribus construisaient aussi leurs huttes en terre supportée par une charpente de bois.

D’un autre côté, il y a (juelques tumuli auxquels cette explication serait tout à fait inapplicable, car ils sont pleins d’ossements humains. On a longtemps supposé que le grand tertre de Grave Creek était dans ce cas, et en effet, Atwater avait positivement affirmé qu’il était plein d’ossements humains (3). C’est là une erreur, mais le fait n’en est pas moins vrai pour d’autres tertres. Nous pourrions, en même temps, citer les « puits à ossements » décrits en grand nombre par M. Squier(ft). « Un de ces puits, découvert il y a quelques années dans la ville de Cambria, comté de Niagara, contenait les ossements de plusieurs milliers d’individus. Un autre que j’ai visité dans la ville de Clarence, comté d'Érié, ne contenait pas moins de quatre cents squelettes. » M. Jefferson, dans ses Notes sur la Virginie , décrit un tumulus qu'il dit devoir contenir les squelettes de mille individus, mais, dans ce cas, le nombre est peut-être exagéré.

La description faite par plusieurs vieux auteurs de la « Fête

(1) Smithsonian Contributions, vol. I, p. 136.

(2) Arehceologia Americana, vol. I, p. 223.

(3) Voy. aussi Laplmm, loc. cit., p. 80.

(U) Loc. cit,, p. 25, 56, 57,08, 71, 73, 106, 107. Squier cl Davis, loc. cit., p. 118, clc.

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solennelle des morts », explique d’une manière satisfaisante ces amas considérables d’ossements. Il paraît que tous les huit ou dix ans, les Indiens avaient l'habitude de se réunir à quelque endroit précédemment indiqué; ils déterraient leurs morts, rassemblaient les os et les déposaient dans un tombeau commun, plaçant auprès d’eux de belles peaux et d’autres objets précieux. Schoolcraft décrit plusieurs de ces ossuaires (1).

Torlrcs pour les sacrifices.

I.e nom « de tertres à sacrifices » , dit le docteur Wilson, a été donné à une classe d’antiques monuments, tout particuliers au nouveau monde, montrant dans leur vrai jour les rites et les coutumes des races qui ont élevé ces tertres. Ces tertres curieux ont été observés avec soin. Leurs caractères les plus remarquables sont : qu’ils se trouvent invariablement à l’intérieur des enceintes; qu’ils sont régulièrement composés de couches alternatives de gravier, de terre et de sable; qu’ils recouvrent toujours un autel symétrique, fait d’argile cuite ou de pierre, sur lequel sont déposées de nombreuses reliques, gardant, dans tous les cas, les traces plus ou moins abondantes d’une exposition à l’action du feu. » Ce soi-disant « autel » consiste en un bassin ou table d’argile cuite, ayant une forme symétrique, mais cette forme et la grandeur varient beaucoup. Les uns sont ronds, les autres elliptiques, d’autres des carrés ou des parallélogrammes; leur grandeur varie de 2 à 50 pieds par t2 ou 15. Les dimensions ordinaires, cependant, sont de 5 à 8 pieds. Ils se trouvent presque toujours à l'intérieur des enceintes sacrées; sur le nombre total examiné par MM. Squier et Davis, quatre seulement étaient à l’extérieur des murs d’enceinte et encore n’en étaient-ils distants que de quelques pas.

L 'autel est toujours de niveau avec le sol naturel, et porte les

(1) Loc. cil,, p. 102.

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traces d’une chaleur longtemps continuée. Dans un cas où il parait avoir été fait de sable au lieu d’argile, le sable est décoloré à une profondeur de 2 ou S pouces, comme si l'on avait brûlé dessus des matières grasses. Dans ce cas, un second dépôt de sable avait été placé sur le premier, et sur cette couche des pierres, un peu plus grosses qu’un œuf de poule, étaient arrangées de façon à former un pavage qui rappelait fortement les anciens foyers des kjhkkenmoddings danois.

Dans quelques endroits, on a trouvé des débris de bois audessus de l’autel. Ainsi dans un des vingt-six tumuli formant le « Mound city », sur la rivière de Scioto, il y avait un certain nombre de morceaux de bois ayant 5 ou 0 pieds de long sur 0 ou 8 pouces d’épaisseur. « Ces morceaux de bois avaient une longueur presque uniforme ; cette circonstance, jointe à la position dans laquelle on les a trouvés, justifierait presque la conclusion qu'ils servaient à supporter quelque bûcher funéraire ou pour les sacrifices (1). » Le contenu de ces tertres varie beaucoup. Celui dont nous venons de parler contenait une quantité de poterie et beaucoup d’instruments de pierre et de cuivre; tous avaient été soumis à une forte chaleur. Les objets de cuivre étaient deux ciseaux et environ vingt lames minces. De cinquante à cent tètes Tle flèche, des éclats et deux pipes sculptées, complétaient la liste des objets trouvés dans cet intéressant tumulus. Dans un autre tertre on a trouvé près de deux cents pipes. En règle générale le dépôt est homogène. « C’est-à-dire qu’au lieu de trouver une grande variété de reliques, d’ornements, d’armes et d’autres objets composant les propriétés d’un chef barbare, nous trouvons sur un autel seulement des pipes , sur un autre un seul morceau de galène, sur d’autres, une quantité de poterie, ou une collection de tètes de lance, ou bien enfin, aucun objet si ce n’est peut-être une légère couche de charbon. Il ne pourrait en être ainsi si l’hypothèse dont nous venons de parler était fondée, car

(1) Squier et Davis, /oc. cil., p. 151.

archéologie; de i, 'Amérique du nord.

la lance, les flèches, la pipe et les autres instruments ou bijoux du mort se trouveraient réunis (1). »

Cette conclusion ne me semble pas tout à fait satisfaisante, et quoique ces tertres, contenant des autels, soient si différents des tumuli que nous venons de décrire, je suis cependant disposé à y voir des tertres tumulaires plutôt que des endroits destinés aux sacrifices. N’ayant cependant pas eu l'avantage de les examiner moi-même, je propose ceci comme une suggestion plutôt que je n’exprime une opinion. 11 est difficile de comprendre pourquoi des autels seraient couverts de cette façon; je ne peux me rappeler aucun cas analogue. I)’un autre côté, si la suggestion du professeur Nilsson, par rapport aux anciens tumuli est correcte, le feu longtemps continué est facile à expliquer. Chez les Buraets, par exemple, le foyer consiste en terre battue, sur laquelle ils entretiennent toujours un grand feu (*2). Si une semblable maison était plus tard employée comme sépulcre, elle contiendrait un autel ressemblant beaucoup à ceux que nous venons de décrire. En outre, les constructions de bois et les os brôlés s’expliqueront facilement par l’hypothèse que nous avons devant nous, un tombeau plutôt qu’un temple.

L’homogénéité des dépôts ne me parait pas non plus aussi décisive qu’à MM. Squier et Davis. Prenons, par exemple, le tumulus où l’on a trouvé des pipes. L’exécution de ces pipes est si parfaite que sculpter des pipes était sans doute une profession ; la division du travail devait avoir déjà commencée. Le même sentiment qui pousse bien des races sauvages à enterrer des armes avec le chasseur défunt, pour qu’il puisse dans un autre monde se procurer ses aliments comme il le faisait sur la terre ; ce sentiment qui poussait bien des nations anciennes à placer de l’argent dans le tombeau, suffit à expliquer non-seulement la présence de ces pipes, mais aussi leur nombre considérable.

(1) Squier el Davis, p. 160.

(2) Ernan, loc. cil., vol. II, p. Ù08.

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Le chasseur 11e peut employer que quelques armes, le succès dépend surtout de sa force et de son adresse; le marchand de pipes, au contraire, s'il peut en vendre une seule dans un autre monde, peut aussi bien les vendre toutes.

J'ai déjà parlé du grand nombre d’objets trouvés dans le tertre de Grave Creek, qui sans aucun doute est un tombeau, et dans lequel un des squelettes est accompagné de dix-sept cents grains d’os, de cinq cents coquillages marins, de cent cinquante morceaux de miga, outre d’autres objets. O11 a souvent trouvé dans les tumuli bien des éclats, des tètes de flèche, etc., de telle sorte que le simple nombre d’objets ne me semble pas un argument contre la nature funéraire de ces soi-disant « tertres à sacrifices » .

Si donc, a les matières carbonisées accumulées, ressemblant aux cendres de feuilles ou d’herbes», qui suggèrent au professeur Wilson, « les gracieuses offrandes des premiers fruits de la terre, si conformes aux charmants sacrifices antiques institués en l’honneur du dieu des moissons, » 11e me représentent que la charpente de la maison ou les matériaux du bûcher, j'évite aussi d’en arriver à la conclusion à laquelle il est forcément conduit, que « les autels de ces peuples servaient aux sacrifices humains et que dans leurs enceintes sacrées, ils accomplissaient des cérémonies non moins hideuses que celles qui caractérisaient le culte des féroces Aztecs, eux qui affirmaient que les sacrifices humains étaient les seuls acceptables pour leurs divinités sanguinaires. »

Terires-temples.

La classe de tertres appelés par MM. Squier et Davis « tertrestemples » « sont des constructions pyramidales, tronquées, ayant ordinairement des avenues en gradins montant jusqu'au sommet. Quelquefois elles sont à terrasses ou ont des étages successifs. Mais quelle que soit leur forme, qu’elles soient rondes.

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ovales, octogones, carrées ou oblongues, elles ont invariablement un sommet plat ou de niveau, d une superficie plus ou moins grande » . Ces monticules ressemblent beaucoup aux Teocallis du Mexique et ont probablement la même origine. Rares dans le Nord, quoiqu’on en trouve jusque sur les bords du lac Supérieur, ils deviennent de plus en plus nombreux à mesure qu’on descend le Mississipi et surtout qu’on s’approche du Golfe où elles constituent la partie la plus nombreuse et la plus importante des anciennes ruines. Quelques-uns des plus grands, cependant, sont situés dans le Nord. L’un des plus remarquables se trouve à Cahokia, dans l’Illinois. Ce mont gigantesque a 700 pieds de long, 500 pieds de large à la base et 90 pieds de haut. Son contenu solide a été estimé à 20 millions de pieds cubes.

11 est probable, cependant, que ces monticules n’étaient pas seulement des temples, mais que l’on y construisait des habitations, sans doute pour les chefs. On rapporte que chez les Indiens Natchez, « les temples et les demeures des chefs étaient élevés sur des monticules, et que pour chaque nouveau chef, on construisait un nouveau monticule et une nouvelle demeure». Garcilego de la Vega, cité par M. Haven, dit dans son Histoire de lu Floride : « La ville et la maison du cacique d’Osachile, sont semblables à celles de tous les autres caciques de la Floride, il vaut donc mieux faire une seule description qui pourra s'appliquer à toutes. Les Indiens essaeynt de placer leurs villes dans des endroits élevés; mais de semblables situations sont rares dans la Floride, et ils y trouvent difficilement les matériaux nécessaires pour bâtir leurs demeures ; aussi élèvent-ils des éminences. Ils choisissent un endroit sur lequel ils apportent une quantité de terre, dont ils font une plate-forme haute de 18 à 25 pieds, le sommet en est plat et peut recevoir dix, douze, quinze ou vingt maisons pour loger le cacique, sa famille et sa suite. »

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Tertres-animaux.

Les antiquités américaines les plus remarquables peut-être sont les tertres -animaux qui se trouvent principalement, mais non pas exclusivement dans le Wisconsin. On trouve dans ce district « des milliers de bas-reliefs gigantesques représentant des hommes, des bêtes, des oiseaux et des reptiles, tous taillés à force de travail à la surface du sol», tandis que les enceintes et travaux de défense ne s'y rencontrent presque jamais ; « l'ancienne cité d'Aztalan » étant, suppose-t-on, le seul exemple de cette classe.

Les « tertres-animaux » ont été découverts en 1830, par M. Lapham, et décrits dans les journaux de l’époque, mais la première description qu’on en ait faite dans un journal scientifique est celle de M. H. C. Taylor, dans le Journal Américain de Science et d' Art , n° d’avril 1838. En 18/|3, M. S. Taylor, publia un plus long mémoire dans le même journal. Le professeur J. Locke en parla quelque peu dans un « Rapport sur les terres minérales des États-Unis, » rapport présenté au Congrès en 1840. MM. Squier et Davis consacrent au même sujet une partie de leur ouvrage sur les « Anciens monuments de la vallée du Mississippi » et enfin le septième volume des « Smithsonian Contributions» contient l’ouvrage de M. Lapham, qui donne la description la plus complète de cos ruines intéressantes.

M. Lapham donne une carte montrant la distribution de ces curieux travaux. Ils semblent être plus particulièrement nombreux dans la partie méridionale du Wisconsin, et s’étendent du Mississippi au lac Michigan, suivant ordinairement le cours des rivières; la plus grande quantité se trouve le long de la grande piste, ou sentier de guerre des Indiens, depuis le lac Michigan auprès de Milxvaukic, jusqu’au Mississippi, au-dessus de la prairie du Chien. Ce n’est pas là, d’ailleurs, une preuve de rapports entre les Indiens actuels et les tertres; la même voie a été

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adoptée comme la route militaire des États-Unis, et a dû être employée depuis une époque qu’il est impossible de déterminer.

Les tertres représentent non-seulement des animaux, tels que des hommes, des buffles, des élans, des ours, des loutres, des loups, des ratons, des oiseaux, des serpents, des lézards, des tortues et des grenouilles, mais aussi, si toutefois les archéologues américains sont dans le vrai, quelques objets inanimés, tels que des croix, des pipes, etc.

Beaucoup de ces copies sont exactes et animées, d’autres, altérées par le temps, sont moins bien définies; une, par exemple, auprès du village de Muscoda, peut représenter « un oiseau, un arc et une flèche, ou une ligure humaine » . La hauteur de ces tertres varie de 1 il à pieds, quelquefois cependant, ils ont jusqu'à 6 pieds, et, comme « une élévation régulière de 6 pouces peut s'apercevoir facilement sur les prairies plates » de l’Ouest, leurs lignes sont parfaitement distinctes, quand ils occupent des positions favorables. Il est très-probable que l’action des pluies et de la végétation a fait disparaître bien des détails. A présent «un homme » consiste généralement en une tête et en un corps, en deux longs bras, en deux jambes courtes; aucun autre détail n’est visible. Les « oiseaux » diffèrent des hommes », principalement en ce qu’il n’y a pas de jambes. Les soi-disant « lézards » , une des formes les plus communes, ont une tête, deux jambes et une longue queue. Presque tous les animaux sont représentés de côté.

Un groupe remarquable dans le comté de Dale, tout près de la grande piste indienne, consiste en un homme aux bras étendus, en sept tertres plus ou moins allongés, en un tumulus et en six quadrupèdes. La figure humaine a 125 pieds de long, et elle mesure l/iO pieds de l’extrémité d’un bras à l’autre. Les quadrupèdes varient entre 90 et 126 pieds de longueur.

Il y a à Waukesha un grand nombre de tertres, de tumuli et d'animaux, comprenant plusieurs « lézards », un très-bel oiseau » et une magnifique « tortue » . « Cette tortue, quand

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on la découvrit, était un des plus beaux spécimens de ces tertres; les courbes étaient gracieuses, les pattes étaient inclinées en avant et en arrière, et la queue, s’abaissant graduellement, était si admirablement faite, qu’il était impossible de déterminer exactement où elle se terminait. Le corps avait 56 pieds de longueur et la queue 250; la hauteur était de 5 pieds. » Hélas! ee groupe de tertres est actuellement couvert d’édifices. « On a bâti une maison sur le corps de la tortue et une église catholique sur la queue, »

«Mais », dit M. Lapham, « la collection la plus remarquable de lézards et de tortues qu’on ait encore découverte se trouve à environ un mille et demi au sud-ouest du village de Pewaukee. Ce groupe consiste en sept tortues, doux lézards, quatre tertres oblongs, et une des excavations remarquables auxquelles nous avons déjà fait allusion. Un des tertres-tortue, partiellement endommagé par la route, a 650 pieds de longueur, ce qui est près du double des dimensions ordinaires. Trois autres se font remarquer par leurs queues recourbées, caractère observé en cet endroit pour la première fois. »

Dans plusieurs endroits on a trouvé une variété curieuse. I>es animaux, conservant les mêmes dimensions, sont représentés non pas en relief, mais en creux ; non pas par un tertre, mais par une excavation.

Les quelques « tertres-animaux » découverts hors du Wisconsin diffèrent, sous bien des rapports, du type ordinaire. Auprès de Granville, dans l’Ohio, sur une haute colline se trouve un terrassement connu dans le voisinage sous le nom de T « Alligator » . 11 a une tète et un corps, quatre pattes étendues et une queue recourbée. 11 a une longueur totale de 250 pieds; la largeur du corps est de 40 pieds; la longueur des pattes de 56 pieds. « La tête, les épaules et la croupe sont plus élevées que les autres parties du corps, et l’on a évidemment essayé de conserver les proportions de l’animal représenté. » La hauteur moyenne est de 4 pieds et de 6 aux épaules. Le grand serpent, dans

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le comté d’Adams (Ohio) est encore pins remarquable, il est situé sur une colline qui s’élève à une hauteur de 150 pieds audessus de Brush Creek. « Le serpent occupe le sommet de la colline; sa tête repose auprès du point le plus élevé; le corps se déroule suivant la courbe de la colline, sur une longueur de 700 pieds; ces ondulations gracieuses se terminent par un triple repli. Si ce serpent était étendu, la longueur entière serait de plus de 1000 pieds, lin plan peut seul donner une idée de la grandeur de conception de ce travail, qui a plus de 5 pieds de haut par 30 pieds de base au centre du corps, mais qui diminue quelque peu vers la tête et vers la queue. Le cou du serpent est étendu et légèrement courbé; la gueule est toute grande ouverte comme s’il avalait ou rejetait un objet ovale, qui repose en partie sur ses mâchoires. Cet ovale est fait de terre sans ouverture perceptible ; il a â pieds de haut et a une forme parfaitement régulière, l'un de ses diamètres étant de 4 (30 et l’autre de 80 pieds. »

Quand, pourquoi, par qui ces travaux remarquables ont-ils été faits? Nous n’en savons rien jusqu’il présent. Les Indiens modernes, tout en vénérant ces travaux, ne peuvent donner aucune explication de leur origine. Le contenu de ces monticules euxmêmes ne nous aide pas dans nos recherches. Plusieurs ont été fouillés, et en faisant les rues de Milwaukie, beaucoup ont été entièrement détruits, mais le seul résultat a été de prouver qu'ils n’ont jamais servi de sépulture, et que, si ce n’est pas par accident, ils ne contiennent ni instruments ni ornements.

Dans ces circonstances, les hypothèses seraient vaines; nous ne pouvons qu’attendre et espérer que le temps et la persévérance résoudront le problème et expliqueront la nature de ces monuments remarquables et mystérieux.

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