‹ L'homme avant l'histoireChapitre 64 sur 124 · I.HS SAUVAGES MODMlXES · texte numérisé non relu

I.HS SAUVAGES MODMlXES

lui imprime un mouvement vibratoire qui, à ce qu’on suppose, permet de viser avec plus de précision : quand on lâche la lance, le \vu minera reste dans la main, et l’usage de ce procédé si simple ajoute beaucoup à la force de projection du trait. Us se servent de ces armes en gens fort expérimentés (1). » I.e capitaine Grey nous dit, en effet, qu'il les a souvent vus tuer un pigeon avec une lance, à la distance de 30 mètres, et le capitaine Cook dit « qu’à 50 mètres de distance, ces Indiens étaient plus sûrs de leur coup que nous ne pourrions l'être avec une seule balle » (*2). Pour lancer leurs longs javelots, les Australiens n’ont point recours au wummera, mais à la force du bras seul. Ils ont aussi plusieurs autres sortes de traits; l’un d’eux, employé dans la chasse à la tortue, porte une lame mobile et barbelée, attachée au bout de l’arme par une ficelle ; quand la tortue est frappée, le javelot se détache de sa pointe, qui reste enfoncée dans le corps de la victime, tandis que le manche sert tant à empêcher les mouvements de la tortue qu’à indiquer sa position, comme le liège de la ligne, line arme semblable est en usage chez les Esquimaux, les Mineopies, les Indiens du Brésil, et autres sauvages. Mais l’arme la plus extraordinaire, et qui est tout à fait propre à l’Australie, c’est le boomerang. On appelle ainsi un bâton de forme courbe, généralement arrondi d’un côté, plat de l’autre, long d’environ 3 pieds, et large de 2 pouces sur 3/4 de pouce d ’épais-

(1) United étales explor. Exp., vol. I, p. 191.

(2) Cook, loc. cil., p. 642.

LUPBOCK. 23

Page 1