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infinies qu ils croyaient voir dans nos vaisseaux ». Selon Hall (I), cependant, ils sont entre eux d'une stricte honnêteté, bons, généreux et dignes de confiance. Leurs femmes n’ont pas une excellente réputation. La polygamie et la polyandrie semblent exister l une et l'autre. Un homme qui est fort ou habile a plus d’une femme; une femme belle ou adroite a, dans certains cas, plus d'un mari (2). De plus, prêter temporairement son épouse passe pour un témoignage d'amitié intime, mais l’avantage n’est pas tout entier d’un côté, car une famille nombreuse, loin d'être une charge, est, chez les Esquimaux, chose fort avantageuse (3).
LES INDIENS DE l’ AMÉRIQUE DU NORD.
Les aborigènes de l’Amérique du Nord, ou au moins les habitants antérieurs à la découverte de l’Amérique par Colomb, se rangent naturellement en trois classes : les Esquimaux à l'extrême nord, les tribus indiennes au centre, et les Mexicains, comparativement civilisés, au sud. Les tribus centrales, qui occupaient incontestablement la plus grande partie du continent, étaient à leur tour divisées parles montagnes Rocheuses en deux groupes, dont celui de l'ouest était à beaucoup près réduit à la condition la plus abjecte. Quoique sans doute il y eût et il y ait encore une immense différence entre les diverses tribus, notamment entre les nations semi-agricoles de l’ouest et les grossiers barbares du nord de la Californie, pourtant M. Schoolcraft, à qui nous devons un excellent ouvrage sur « l’histoire , la situation et l’aspect des tribus indiennes » (h), montre que « leurs mœurs et leurs coutumes, leurs idées et leurs habitudes, partout où on les a étudiées, avaient, dès les dates les plus anciennes, beaucoup de
(1) Hall, toc. cit., vol. Il, p. 312.
(2) lloss, loc. cit., p. 273.
(3) Hoss, lue. cit., p. 515.
Ci) Publié par ordre du congrès (l'hiladelpliie, 1853).