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est jeté ii la nier. » En outre, dans les hivers rigoureux, quand ils ne peuvent se procurer d'autre nourriture, « ils prennent la plus vieille fennne de la troupe, lui tiennent la tète au-dessus d’une épaisse fumée qui provient d'un feu de bois vert, et l'étranglent en lui serrant la gorge. Ils dévorent ensuite sa chair, morceau par morceau, sans en excepter le tronc, comme dans le cas précédent » . Quand on leur demandait pourquoi ils ne tuaient pas plutôt les chiens, ils répondaient : « Le chien prend Yiappo », c’est-à-dire la loutre.
Comme Decker, 1 amiral Fitzroy «n'a jamais assisté à aucun acte d’un caractère positivement religieux, et n’a jamais entendu parler d’aucun » (1). Pourtant plusieurs des naturels supposent « qu’il y a dans les bois un grand homme noir qui connaît tout, il qui on ne peut échapper, et qui fait le beau et le mauvais temps, suivant la conduite que tiennent les hommes » . Quand quelqu’un meurt, ils emportent le corps fort avant dans les forêts (2), «le déposent sur des branches cassées, ou sur des morceaux de bois solide, puis entassent des branchages en grande quantité sur le cadavre » .
I/mrs canots sont faits de larges fragments d’écorce cousus ensemble. Dans le fond, ils disposent un foyer avec de l’argile, car ils tiennent toujours un feu allumé, quoique, au moyen de pyrites de fer, il leur soit facile de se procurer des étincelles en cas d’accident. Les Indiens Chonos, qui, sous tant de rapports, ressemblent aux indigènes de la Terre de Feu, ont des canots beaucoup mieux faits. Ces derniers se composent de planches, généralement au nombre de cinq : deux de chaque côté, et une au fond. Le long des bords de chaque planche il y a de petits trous, à environ un pouce de distance les uns des autres. Les planches sont assujetties avec du chèvrefeuille, et les trous comblés avec une sorte d’écorce réduite par le battement à l’état d étoupe. Byron observe justement (pie, faute d instruments de métal, « ce
{1) Voyez aussi Weddell, Voyage au pôle sud, p. 179. — The Voice of pity, vol. VI, p. 92, etc.
(2) Lac. cil., p. 181.