l'RUMlKUE PARTIE
tout ce qu'elle rencontre. Elle blesse et lue un grand nombre de personnes, renversant à droite et à gauclie tous les obstacles, jusqu'à ce qu'un coup de fusil vienne l'étendre roide morte. (Piekquin h, 505).
0. — Il faut peut-être reporter à ces mêmes calégorics les cas assez fréquents, où les animaux, tout comme les hommes, tuent leurs semblables sans aucun motif, dérogeant aux habitudes de la plupart d'entre eux et nuisant aux intérêts de l'espèce.
Cela ressemble absolument à ce que les anciens juristes nommaient méchanceté brutale {ncquitas efferata); car à cet égard Zanetti a tort d'affirmer que k les animaux de la même espèce ne se battent entre eux que pour des causes instantanées comme pour se disputer la nourriture ou la possession des femelles, et jamais par haine implacable et innée ».
Très-souvent les animaux sont pris d'une fureur belliqueuse que rien ne justifie, n'explique ni ne modère, et cela sans aucun motif extérieur, sans la moindre provocation. Nos animaux domestiques, surtout le chien, en offrent des exemples fréquents. Gall raconte qu'un barbet, très-aimé de son maître qui le nourrissait abondamment, cherchait partout, dans les rues, l'occasion de se battre. Tous les jours il rentrait avec de nouvelles blessures. On essaya de l'enfermer pendant des semaines entières: à peine remis en liberté, il se jetait siir le premier chien qu'il rencontrait, et luttait jusqu'à ce qu'il l'eût vaincu ou qu'il fût mis lui-même hors de combat.
Les hamsters se mordent et se tuent entre eux par pure méchanceté. Chez les cerfs, on voit des mâles qui maltraitent les femelles sans aucun motif. (Ferri 1. c).