‹ L'homme criminelChapitre 9 sur 315 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Jack, le bon et pacifique guépard de Brehm, devint furieux par pure antipathie, quand on le mit à côté d'un léopard, et l'on dut les séparer pour qu'ils ne se tuassent pas l'un l'autre (ii, 141). Parmi les Paradoxures quelques-uns vivent en paix avec leurs semblables, tandis que d'autres se battent entre eux jusqu'à la mort.

Dans ses voyages en Perse, Lessona fut averti un jour de ne pas s'approcher avec son cheval de celui de son compagnon, parce qu'ils étaient ennemis. 11 voulut s'en convaincre; et en effet son cheval, qui était pacifique avec tous les autres, devint furieux, dès qu'il se trouva à côté de son adversaire, et chercha à le frapper.

4. — Vieillesse. — On sait que chez les hommes la vieillesse détermine l'égoïsme et la dureté du cœur. Les animaux aussi, avec l'âge, deviennent ombrageux, hargneux etc.; pour cela même ils sont souvent chassés parleurs compagnons, et alors, dans l'isolement, ils deviennent déplus en plus méchants. Cela s'observe, selon Brehm, chez les bouquetins, les chèvres sauvages et les éléphants. Ces derniers deviennent alors très-dangereux, car, dominés par une espèce de frénésie, ils sont portés* à poursuivre l'homme ou les animaux pour les massacrer. (PiERQUiN ii; Ferri p. 41).

Une chatte d'Angora avait toujours été tendre envers ses petits; en vieillissant elle devint laide et fut négligée et maltraitée par les domestiques; son caractère s'en aigrit, elle refusa le lait à ses petits et en dévora un.

5. —Accès de rage. — Le A août 1833, un dimanche, vers 2 heures de l'après-midi, une femme conduisait une vache dans la rue Montmartre. Tout-à-coup la vache est prise d'une fureur épouvantable et se rue contre

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