CHAPITRE III
ment un meurtre commis dans une prison pour une pelletée de fumier. De même, en Calabre, une querelle pour cinq centimes s'est terminée par un assassinat. Cette insensibilité morale du criminel, ainsi que son analgésie (v. s.) nous dit encore pourquoi la cruauté se manifeste si souvent chez des individus qui semblent parfois accessibles à la bonté.
4f. — Conclusion. — Nous concluerons en disant: que l'aberration du sentiment caractérise le criminel aussi bien que le fou, et que si un haut degré d'intelligence peut se rencontrer avec une tendance au crime et à la folie, jamais celle-ci s'accorde avec le sentiment affectif normal. VngUa Archiv. di psich., m, p. 392) l'avait déjà entrevu ,^ ainsi que M. Poletti (Il senlimento del diritto pénale, 1887, 2^ éd.). Cela s'accorde avec le fait qui a sans aucun doute frappé nos lecteurs dès les premiers chapitres de ce livre, à savoir, que, dans nos criminels, les altérations du visage et des yeux sont plus fréquentes que celles du crâne. En effet, les anomalies de l'intelligence ont plus de rapport avec celles du crâne, et les anomalies du sentiment avec celles de la face et surtout des yeux.
Mais ce sujet est d'une trop grande importance pour que nous ne le reprenions pas dans les chapitres suivants.