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CHAPITRE IV

Le suicide chez les criminels.

1. — Celte insensibilité aide enfin à l'explication d'un phénomène qui, — tout récemment M. Morselli l'a trèsbien constaté dans son livre Le suicide, 1879, — est, bien des fois, ki marque caractéristique des délinquants. Je veux parler de la fréquence du suicide.

En effet, le suicide chez les criminels oscille selon les mêmes lois qui régissent le reste des hommes. On ne doit pas oublier en effet: qu'il abonde surtout dans l'été; •que ses victimes appartiennent de préférence au sexe màle: célibataires et veufs, entre la 21^ et la 31*^ année; qu'il s'est multiplié chez les peuples les plus civilisés et chez ceux où il était déjà le plus répandu, par exemple •en Saxe et en Danemark, aussi bien qu'en Hollande.

Ajoutons que pour une proportion notable, qui peut aller à 33 0[0, la tendance en est favorisée par la névrose et surtout par les maladies mentales (Morselli, 1. c). La cause donc, est presque partout la même.

C'est dans la grande fréquence que gît la différence.

Sur 100.000 individus, en effet, du sexe masculin qui se sont suicidés, on compte (1):

(1) statistique pénit. internat., Kome, 1874.

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