‹ L'homme criminelChapitre 280 sur 315 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

viMalli, Bianchi et Tonnini, qui résument en très-peu de lignes ces carcactères psycliopatologiques :

nommes

Femmes

Cividcilli

Tonniiii

Cividalli

6 Rianchi sur 42

Intelligence limitée , . . . p.

OlO

MiMiioirp faible

H;illiicination

Al

Tnitinlsivité

Idées de grandeur

Croyances exagérées religieuses

Remarquez combien, tous les vices, ou mieux tous les penclianls au crime prédominent ici, mais surtout cette impulsivité, cette irascibilité qui est la cause la plus fréquente des crimes contre les personnes. (Voir vol. ii°).

Un fait remarquable est que les épilcptiques détenus sont précisément de tous les prisonniers ceux qui commettent le plus de méfaits dans la prison même. Sur 4i punitions infligées dans les prisons de Turin de 1881 à 1884, 21 ont frappé des épilepliques , qui n'étaient qu'au nombre de 17 ; tandis que des autres 378 détenus non épilcptiques, 23 seulement ont été punis (Marro). Fi ici) ter remarque que tout en faisant abstraction de cas d'épiiepsie larvée, les épilcptiques sont parmi les prisonniers ceux qui ont commis les crimes plus graves d'effraction cl de meurtre et qui donnent aussi le plus grand

nombre de slmulalcurs (Die Beziehungen der Verbreclicn etc. 1886).

Religiosilé. — Il faut, surloul, faire allcnlion à celle religiosilé, que nous avons vu être (p. /d5) un caraclère des criminels, et qui, accompagne ou s'alterne de même dans les épilepliques avec le cynisme et sert de prélcxle aux actes criminels impulsifs, «: Bigots avec Dieu par la langue, (disait d'eux Fischer) ils ont la méchanceté, le poignard dans le cœur ». J'en ai connu un, qui, en tuant sa femme et sa belle-mère, croyait exécuter les ordres div Saint, son protecteur, qui par des signes et par la parole l'excitait au crime. Lorsqu'on parle au nommé Praganô des enfants qu'il a tués: «Où les deux premiers étaient morts, répondit-il, il était prédestiné que le dernier mourût y>. Cette religiosité est si marquée que le docteur Toselli en a fait justement un caraclère spécifique des épileptiques. Toselli, prié par moi d'en étendre l'élude sur ceux de la bonne société, il y a remarqué la grande religiosité, également, i\ fois sur 19 mâles et 5 fois sur 11 femmes, et toujours mêlée à des excès contraires, avec le penchant au viol, au meurtre, — ou bien encore avec de véritables caractères alavistiques qui rappellent les plus anciennes religions: ils offrent p. ex. leurs cadeaux au Dieu Soleil, et vont les déposer sur les arbres; ils croient entendre les voix de la Madone qui leur oidonne les meurtres, etc. Frigerio a connu une épileptique qui lui disait: « Ce n'est pas moi qui parle; c'est Dieu qui est dans moi, et qui me commande déparier et d'agir ». Un autre se cachait dans les églises craignant que hors de là le diable l'emporterait (Toselli).

Détails. — Il y a aussi des autres petits détails, trop peu fréquents pour être classés et précisés numériquemcnl , mais qui ont pour moi, comme diraient les peinires.

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