‹ L'homme criminelChapitre 283 sur 315 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

index crânien 77. Crâne avec plagiocéphalie frontale gauche, qui corresponde à une asymétrie du visage; yeux obliques, front étroit, angle orbital saillant, coupe de la bouche horizontale comme chez le singes; dents incisives supérieures latérales semblables aux canines; nez asymétrique; mandibules et zigomes très-volumineux; sensibilité tactile très-obtuse, et plus à droite, 4 mm,, qu'à gauche, 2 mm.; sensibilité dolorifique tout-à-fait abolie à droite, très-obtuse à gauche; refléxes rotu liens exagérés à droite, presque nuls à gauche; sa sensibilité affeclive est tout-à-fait abolie. Lorsque on lui demande s'il aime sa mère: « Je l'aime, dit-il, toutes les fois qu'elle m'apporte des sigares et de l'argent: a et il ne rougit pas si on lui parle de ses forfaits. Il avoue souriant qu'il essaya à dix ans de tuer dans son berceau le plus petit de ses frères, et qu'il en fut empêché par sa mère à la quelle, il n'épargna ni coups, ni morsures. Il voulait, dit-il, lui trancher la tête pour s'en faire une culotte de pipe! Né d'un père syphilitique et ivrogne il souffrit d'épilepsie jusqu'à l'âge de sept ans; adonné de bonne heure à l'ivrognerie il se livre au vagabondage; renfermé, il grimpe sur les fenêtres, monte par les cheminées, brise les meubles, menace sa mère, etc. Il essaya aussi la profession de garçon boucher pour se vautrer dans les souffrances des bêtes. Il fit après le saltimbanque. Enfermé à onze ans dans une maison de correction il s'y signala par ses tentatives d'évasion et d'incendie, et il fut condamné, par ce fait, à deux années de prison.

Atteint de manie, il manifesta des accès épileptiques convulsifs et quelquefois larvées avec tentatives de pendaison, qui se renouvelèrent périodiquement chaque deux mois pendant une année.

TROISIÈME PARTI lî

Preuss (Zur Casuislik der zweifelhaflen Geisleszuslànde , 1885) nous fournit l'exemple de R. P., âge de 23 ans, tJont la sœur est épileptiquc. Fainéant et indiscipliné à i'école, dès son jeune âge convulsionnaire et ivrogne, voleur de ses parents, vagabond, 6'nrôlé dans l'armée, il est, d'abord, bon soldat, puis mauvais sujet et voleur. Il disait souvent qu'il en coûtait cher de s'en ■^îrendre à lui, qu'il aurait fait quelque diablerie pour être mis en liberté et ne plus servir comme simple soldat. Plus tard: il eut un accès d'épilcpsie. Un mois et demi après, il s'absente, veut être visité à l'auberge par le médecin militaire, menace de frapper les sous-officiers "qui veulent le reconduire à la caserme, prend à partie les soldats avec lesquels il a précédemment eu à dire, leur crie: «Si vous me croyez fou, c'est que c'est vous f|ui l'êtes ! d et leur résiste au point que dix d'entre eux peuvent à peine le contenir. Trois jours après il ne présente plus rien d'anormal, sauf la fixité du regard, là contraction des muscles de la face, du côté gauche, et l'amnésie.

C'était encore un épileptique que ce coupeur de ttourses, espion, ivrogne, fils d'ivrogne, neveu de fou, -que j'ai illustré, qui ne parlait que l'argot, qui ne dormait pas la nuit s'il n'avait pas commis un vol pendant le jour, qui ne se croyait mis au monde que pour voler (Archivio di psic/iiatria , 1881 , p. 207). C'était un épileptique que ce De... T... (Genio e follia, édition, p. 215), ■presque analgésique, qui voulait fonder une nouvelle religion dont la prostitution aurait été la règle, règle fju'il voulait pratiquer, le premier, sur les places publiques; il était, à la fois, ivrogne, violateur, escroc, fai- -sait du clianlagc en journalisme, rouait sa femme de «oups et la couvrait de blessures. — C'était un épilep-

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