CASUISTIQUE
Et voici pourquoi la cote des crimes chez les enfants est si chargée.
4, —Vimont (Traité de Phrénol, 1838) raconte qu'un garçon de onze ans en avait engagé un autre de cinq à Je suivre près d'un marais; là, il le frappe, le souille, hii introduit un bâton dans l'anus, et enfin le noie. Accusé de ce crime, non seulement il niait, mais il délournait l'accusation sur d'autres enfants.
2. — Le 15 juin 1834, à Bellesme, on retira d'un puits le cadavre d'une petite fille de deux ans. Deux jours après, on retirait du même puits un garçon de deux ans et demi. Une fillette de onze ans, connue •dans le pays pour ses habitudes perverses, ne rencontrait jamais des enfants plus faibles qu'elle sans les battre ou les tourmenter de mille manières. C'était elle qui avait attiré et poussé successivement les deux petits dans ce puits. (Moreau, 1. c).
3. — La Cour d'Assises du Doubs eut à juger un in- -cendiaire de huit ans qui avait mis le feu aux maisons ée son village, et tout cela, comme il l'avouait, dans l'unique but de s'amuser et d'éclairer les enfants. -(Moreau).
PREMllîRE PARTIE
4. — Un brigand écossais, condamné pour anlhropo-' phagie, avait laissé une fille qui à douze ans, montrait les mêmes goûts féroces. <s. Et pourquoi, demandait-elle, en avoir du dégoût? Si tous savaient quelle saveur a la chair humaine, tous mangeraient leurs enfants »,