‹ L'homme criminelChapitre 50 sur 315 · MOREAU · texte numérisé non relu

MOREAU

5. — A. M., âgé de onze ans, est arrêté comme vagabond pour la huitième fois. Il reconnaît que ses parents le nourrissent bien et prennent soin de lui, mais déclare que, malgré lui, il ne peut résister au désir d'être libre; on aura beau, dit-il, le ramener à sa mère, il échappera toujours. Il a cette passion dans le sang; plutôt que de rester chez lui, il ira dans une maison de correction.

6. — A Lagny, deux enfants, l'un de treize, l'autre de dix ans, gardaient rancune à un de leurs camarades qui était dans sa septième année. Ils l'invitèrent à se baigner dans la Marne, dans un endroit écarté; ils le jetèrent dans un trou profond et, à coups de pied, à coups de pierre, l'empêchèrent de se sauver. Le lendemain, un des deux coupables, le plus jeune, confessait son crime. (Moreau).

Nous trouverions encore nombre de cas où l'idée du crime paraît vraiment innée dans l'âge le plus tendre,

7. — A treize ans, un certain B. A., ultra-brachycéphale, index 87, oxycéphale, ayant les yeux obliques, les pommettes saillantes, la mâchoire très-dôveloppée, les oreilles à anse, goîtreux d'ailleurs, frappa mortellement d'un coup de couteau au cœur un camarade qui refusait de payer une dette de jeu. Dès l'Age de douze ans

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