‹ L'homme criminelChapitre 92 sur 315 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Le pigment était moins abondant dans la couche superficielle, dans la substance blanche et dans les ganglions centraux; il était très-abondant dans les lobes frontaux; il manquait dans le cervelet, dans le bulbe rachidien et dans les cellules cérébrales. Au contraire les grandes cellules de Betz, en étaient surchargées tout près du noyau. Quelques groupes de ces cellules pigmentées, se trouvaient, aussi, dans la circonvolution centrale antérieure. On observa dans la moelle épinière l'obstruction du canal central.

Spilzka (Evidence of insanity discoverable in the brain of criminals , 1882, New York) parle d'un certain Grappot, qui, en plein jour, et en présence de ses fils, tua un de ses voisins dont il était débiteur, et puis tenta de se suicider. 11 fut condamné, mais il mit fin lui-même à ses jours ; l'adhérence de la dure mère était très-tenace, il y avait des pigmentations dans les noyaux du nerf vague, du facial et de la cinquième paire.

Bergraann trouva dans le cerveau d'un assassin des adhérences dans les prolongements occipitaux des ventricules, qui indiquaient qu'une inflammation avait existé précédemment. (Virchow, Abhandlungen , 1873).

Robin et Broca constatèrent chez Lemaire une asymétrie crânienne, un front étroit, les sutures soudées à 18 ans, la pie-mère adhérente à la substance cérébrale, la duremère épaissie et parsemée de petites exsudations fibrineuses; le cerveau pesait 1183 gr.

Le voleur et parricide Benoist présentait un front fuyant, la pie-mère adhérente à l'hémisphère droit et la dure-mère épaissie.

Momble, Léger, Greeman et Preedy présentèrent, à l'autopsie, la dure-mère épaissie et la pie-mère adhé-

SECONDE PARTIE

II trouva sur % p. 0[0 des criminels l'opacité de la pie-mère avec des exsudations adhérentes.

Sur 28 cas, il remarqua 3 fois des blessures graves du crâne; un de ces cas était accompagné d'hématome et de leptoméningile chronique.

Pour comprendre l'importance de ces lésions, il es( bon de se souvenir avec Rindfleisch (Palhol. hisloL, 1373-74), que l'hypérémie chronique de la substance corticale est la base de presque toutes les altérations (§ 713) des fous.

2. — Ostéômes. — Nous avons remarqué 3 ostéômcs sur 90 criminels, c'est-à-dire 3,3 p. 0{0. Sur 1069 fous observés par moi, par Raggi et Frigerio nous en avons trouvé 29, c'est-à-dire 2,3 p. 0[0.

3. — Méningites. — Les méningites je les ai rencontrées dans la proportion de 50 p. 0(0 chez les criminels ; c'est bien plus que dans les fous.

Sur 180 autopsies pratiquées sur des fous, on en a constaté seulement 32 0[0, et d'après Hoffmann 48,7 0[0-

4. — Altérations cérébrales. — La proportion, cependant s'intervertit en tenant compte des affections cérébrales. En effet nous trouvons, avec Adriani, dans les fous l'atrophie partielle ou totale d'un hémisphère, d'un lobe cérébelleux, les hémorragies cérébrales, les ramollissements, les scléroses cérébrales donner 49 cas sur 180, sans compter les anémies et les hypérémies.

En somme, les criminels rivalisent avec les fous et quelquefois les dépassent, aussi, pour les maladies du cerveau , comme nous l'avait déjà fait pressentir la grande fréquence des scléroses et des ostéoporoses crâniennes.

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