I. CONSIDERATION
Saint Prosper nous avertit de considérer avec alten* lion le commandement que Jésus-Christ fait à ses apôtres de publier l'Évangile par tout le monde, et d'instruire tous les peuples (1). En eflel, toutes les circonstances de leur mission font voir également le grand pouvoir et la grande charité de celui qui les envoie.
Toute puissance, dit-il, m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, portez PÉvangile à toutes les nations, préchez-le à toutes les créatures. A-t-il fait par co commandement quelque distinction ou do nations en général ou d'hommes en particulier? c'est à bon droit qu'il n'a excepté personne, ni par sa naissance, ni par sa condition; l'Évangile de la croix de
(I) Vigilanter consideremus |>rttdicatoribtil Evangclii quid à Nttlnojubeatur. S, Prosper i 2 Je vocal. Kent, c> 2. Rom. (Sut/, xrill. 2
26 L'HOMME DORA.ISON.
Jésus-Christ a été envoyé absolument à tous les hommes (1). Il était le Dieu de toutes les nations : lî a voulu appeler à lui toutes les nations. La loi ancienne ne fut donnée qu'à un peuple particulier; mais la loi de Jésus-Christ a été donnée à tous les peuples : Enseignez toutes les nations (2). Par ces paroles, il fait de ses ap6 très les maîtres et les docteurs de l'univers, parce qu'il est le Créateur et le Sauveur de l'univers. Il a souifert pour tous la mort de la croix, il envoie à tous les doux fruits de ce bel arbre (3).