‹ L'homme d'oraison (volume 2)Chapitre 41 sur 144 · II. CONSIDERATION · texte numérisé non relu

II. CONSIDERATION

Le corps de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie est à l'Église ce que l'esprit est au regard du corps. 11 y fait les mêmes opérations, mais d'une manière plus noble et plus excellente. Les rapports en sont considérables.

L'esprit donne aux corps qu'il anime une vie raison* Dable, qui rend l'homme semblable aux anges et a Dieu même. i<e corps de Jésus-Cbrist produit le môme effet dans son Église, il lui donne une vie sainte , une rie d'ange, une vie divine. Comme notre âme esl la vie du corps j dit un célèbre défenseur de l'Eucharistie, ne la chair du Sauveur devient la vie uV l .

1 NTTvnom Dovlmui fecundùtn m. 2. Cor. 5. 1G.

» minus, non carni, ut jccuii'Jiun caim.m vlYJtmtlfc 8. 12.

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glise, et beaucoup mieux encore par le moyen (Je la grâce divine. Car l'âme ne fait vivre aucunement le corps d'une vie temporelle; mais la chair du Sauveur fait vivre l'Église d'une vie, non telle quelle, mais bien* heureuse et éternelle (1). Celui qui mange ma chair et doit mon sang , a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Ce n'est pa$ comme la manne que vospèret ont mangée , et qui ne le$ a pas empêchés de mourir : celui qui mangera de ce pain , vivra éternellement (2).

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