III. CONSIDERATION
Il surpasse tous les sacrifices propitiatoires qu'on offrait pour les péchés , soit dans la loi de nature , ou dans la loi écrite. Car, comme dit saint Augustin , tous ces sacrifices qu'on offrait pour les péchés , n'étaient que des figures de cet unique sacrifice par lequel les péchés sont véritablement remis (1). C'est pourquoi saint Thomas dit avec beaucoup de raison, « que FÉ- » glise offre ce sacrifice pour les vivants et pour les » morts, afin qu'il serve à tous, comme il est établi » pour tous (2). » Et le Concile de Trente : « Si quel- « qu'un dit que le sacrifice de la messe n'est qu'un » sacrifice de louanges et d'actions de grAces,ou une » simple commémoration du sacrifice de la croix, et © non pas un sacrifice propitiatoire, ou qu'il ne sert »> qu'à celui qui le reçoit, et qu'on ne le doit point « offrir pour les vivants et pour les morts , ni pour les » péchés, ni pour les peines, satisfactions et autres » nécessités , qu'il soit anathème (3).
(1) lllis sacrifiais, qua pro peccatis offerebantur , unum hoc lacrificium lignificabatur , in quo yerè fit remissio peccalorum. S. Au g. quœst. 17. in I.ei'itician
'•fïortur in Ecclesiâ pro vivis et moi-luis, ut omnibus prosit. quod esl i ro salule omnium institutum. S. Thom. Opusc. 57.
i i quouiam m divino hoc lacriAcio, qnod la mitai peragltur , idem ille Chrisius coaiinetur, et Incrueotè immola tur, qui in arâ ci ucis lemel seipsum cruentè obiulîl ; docei lancla ij Bonus, no istud verè proptttatortum eue, pei Ipsumqua in 1 1, ni, si cum vero :oi le et reclâ Qde, cum melu 1 1 reverenliâ , ion tri li t.c pœnitcntei , ad Deum accedanas, dIk i l< m diam i
Î02 L'HOMME d'oraison. ' r