‹ L'homme d'oraison (volume 2)Chapitre 7 sur 144 · III. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

III. CONSIDÉRATION

L'opposition que le monde, la chair et le diable formèrent pour metfre obstacle à l'exécution de son dessein, redouble la gloire de sa victoire. Les Gentils s'élevaient avec tumulte contre lui; les peuples se soulevaient ; les rois employaient la cruauté des supplices;, pour arrêter le cours de l'Évangile; les puissances y contredisaient , les superstitions et les erreurs frisaient tous leurs efforts pour l'empêcher ; mais Jésus-Christ prenant avantage de toutes ces contrariétés, augrnen-

(1) Cura autem benignitas et humanitas apparuit Salvatoris noslri Dei , non ex operibus justiliœ quœ facimus nos, sed secundùm suam misericordiam galvos nos fecit, per lavacrum regeneralionis et renovationis Spirilùs sancti , quem effudit in nos abundè per Jesum Christum Salvatorem nostrum. TU. 3.4-6.

(2) Potuitne pleniùs , luculentiùs , veriùs cxplicari , quœ mérita hoininum Cbristus invencrit, et quos sibi mores subjeccrit, qui» ad se corda converlerit, quandô venerit mederi, non sanis, sed malè habentibus, et vocare, nonjustos,sed peccatores. S.Prospet'j /. 2. de vocat. c. 15.

tait son peuple de ceux même qui lui testaient, qui s'élevaient contre lui, et le persécutaient avec la dernière fureur; et ainsi lafoi se fortifiait par les chaînes, les supplices et la mort des saints; la vérité triomphait du mensonge, et la moisson se multipliait de jollr en jour dans le champ du Seigneur, parmi toutes les nations de la terre (1). Car ils recevaient d'en-harit «ne foi si constante , une espérance si ferme , une pati&îtUU si forte et si invincible, que ceux qui les tourmenta'îèïït, ne pouvaient éteindre le feu de la charité que le Saint- Esprit avait allumé dans leurs coeurs. Au contraire 4 11 s'augmentait par les tourments dans ceux qui les souffraient, et ceux mêmes qui les leur faisaient souffrir, en s'eflbrçant d'étouffer cette vive flamme d'amour, en ((aient souvent épris et embrasés. C'est par cettô charité, que le Saint-Esprit répandait sur la terre, que te monde des fidèles surmonta le monde des impies. C'est elle qui confondit la cruauté de Néron, la fureur de Domitien , et la rage de plusieurs autres princes après eux, parla glorieuse fin d'un nombre innombrable de martyrs, que Jésus-Christ animait de son Esprit, donnant à ses imitateurs des couronnes immortelles pour marque des victoires qu'ils avaient remportées sur les rois qui les persécutaient (2).

(1) Fremebant génies , irascebanlur populi, sœviebanl rcgcs, cl pnfcslates conlradicebant; superstitiones , et totius mundi rc- ItiClabantur errores. Sed de rcsistentibus, furenlibus, persequen* libufl , populum suum Chrislus augobat, ac per vincula , ac supplicia, mortesquesanctorum , roborabalur lidcs , vincebat veritas, perque universum mundiim dominici agri segetis multlplicabatnr s. Prosper , /. 2. de vocat. genl.

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t6 L'IÏOMME D'ORMSON.

ENTRETIEN

POtfK LE MARDI DE L'OCTAVE DE LA PENTECOTE.

De la qualité de sonv&rafra pontife , et des pouvoirs admirables du sacerdoce de Jésus-Christ.

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