IV. CONSIDÉRATION
Mais rien ne me paraît plus admirable que la vertu que le Verbe incarné communique à son corps pour produire tous les jours la grâce sanctifiante dans nos âmes, et les nourrir du suc de la Divinité, selon ces magnifiques paroles de Tertullien : «La chair se nourrit » du corps et du sang du Christ , de sorte que Tâme » s'engraisse de Dieu (2). » Saint Ambroise expliquant ces paroles du Fils de Dieu : Je suis le pain vivant , qui suis descendu du ciel, demande comment on peut vérifier ces paroles, vu que la chair de Jésus-Christ n'est point descendue du ciel, et qu'il l'a prise de la bienheureuse Vierge (3). Sa réponse est excellente , c'est parce que notre Seigneur Jésus-Christ étant Dieu a pris un corps humain : et vous qui recevez son corps, vous participez à sa substance divine , en prenant cet aliment (4). Car le corps de Dieu, dit ce même Père,
(1) Ne m ire rlà si cum regno in doemonem tantas vires acecpit. Xam Christi Pater fuit, unàque cum regiâ potestate do-mioicae incanationis promi: mes accepit. Ubi enim Christi memoria , doimonam est pernicies. Basil, Seleuc. orat. 14.
(2) Caro corp >re et sanguine Christi vescitur, ut anima de Deo laginetur. Tertulh /. de Resurrect. c. 3.
(3) Caro njn descendit de cœlo , quia carnem in terris assump* sit ex Virgiue. Quoniodô ergô descendit panis de cœlo , et panis vivus ? S. Ambr. 6. de Sacram. 6.1.
(4) Quia idem Donnons noster Jésus Chrhlus consors est divi-
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est un corps spirituel. Le corps de Jésus-Christ est le corps d'un divin esprit. Car Jésus-Christ est esprit , selon ce que nous lisons : Que le Seigneur Jésus-Christ est esprit devant nous (1).
nitatis et corporis : et tu qui accipis carnem , divinee ejus su!) stantiœ in illo participaris alimento. Idem ,1. de lnitiandis , in finem.
(1) Corpus enim Dei corpus est spiritale. Corpus Christi corpus estdivini Spiritûs. Quia spiritus est Christus,ut legimus : Spiritus ante faciem nostram Christus Dominas.
KSC
ENTRETIEN