PRÉFACE. %J
ni limitée par l'estime (1). Regardez le ciel , Jésus y est; voyez la terre, Jésus y est; montez en esprit dans le ciel , descendez par la pensée dans l'enfer, Jésus y est. Maintenant que je parle il m'est présent , à ce point , à ce moment. Et si vous pénétrez de la pensée jusque dans les abîmes, vous verrez que Jésus y travaille , et qu'il y porte l'impression de §a vertu. Où est-ce donc que Jésus- Christ n'est point ; lui qui remplit Je ciel, 1$ terre et les enfers ? C'est donc avec raison qu'on l'appelle grand; puisque son pouvoir s'étend partout, puisqu'il est présent à tout , et qu'il le sera toujours (2). Vile est grande la puissance de Dieu seul (3).
Il est grand en toutes ses oeuvres , et l'on peut iire de toutes sç§ actions c§ que disaient le* païens , lorsqu'ils voyaient les miracles qu'il opérait en la personne des martyrs : Jésus-Christ est
(1) Latè diffunditur ej us virtus. Non loco clauditur, non opinions coniprehenditur, nonaestioiationeconcluditur. S.Amhr. in Luc. /.2.
(2) Cœlum aspice, Jésus illic est; terram intuere, Jésus adest; ascende yerbo in cœlum , descende verbo in infernum , Jésus adest : etenimsi ascenderis in cœlum, Jésus illic est ; si descenderis in infernum, adest ; hodiè cùmloquor, mecumest; intrà hoc punctum, intrà hoc momentum. Abyssos opinione si pénètres, illic quoque Jesum videbis operarï. Ubi ergô non est qui cœlestia, terrena , inferna, complevit? Benèergô magnus, cujus virtus mundum replevit, qui ubique est , et erit sem* çer.
(3) Magna est potenti* Deisolius. EcclL 16#