POUR LE MARDI DE LA TREIZIÈME SEMAINE D'APRÈS LA PENTECÔTE
De l'admirable douceur de Jésus-Christ envers les pécheurs.
C'est à tort que les pharisiens blâmaient notre Seigneur de donner un trop facile accès aux pécheurs , et de les traiter avec trop de douceur : ils ne lui pouvaient faire plus d'honneur qu'en lui reprochant une si excessive débonnaireté. C'est un grand bonheur pour les sujets, et une gloire signalée pour le prince, quand sa douceur l'emporte sur la sévérité des lois , et qu'on n'a point d'autre sujet de se plaindre de lui, sinon qu'il est trop indulgent envers les coupables (1). C'est Tunique plainte qu'on p^ut faire de notre aimable Sauveur, qu'il est doux envers les pécheurs jusqu'à l'excès: doux à les prévenir, doux à les attendre, doux à les recevoir , doux à leur pardonner, et à oublier leurs offenses.