‹ L'homme d'oraisonChapitre 156 sur 217 · I. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

I. CONSIDÉRATION

C'est une erreur de croire que la grâce de Jésus- Christ, prise dans sa propre signification, n'est point nécessaire pour concevoir la crainte de l'enfer, ni l'attrition qui en procède, quoique l'une et l'autre soit utile pour le salut, et nous dispose à obtenir la grâce c'e !a justification; mais que, présupposé la foi, on peut produire ces actes par les forces de la nature. Car le roruile d'Orange déclare expressément que celui qui dit qu'on peut, sans l'illustration et l'inspiration du Saint-Esprit, concevoir, comme il est convenable, la pensée ou le choix de quelque bien qui concerne le saint de la vie éternelle, est séduit par l'esprit d'erreur (1). Et le concile de Trente enseigne que le commencement de la justification a l'égard des adultes , le doit prendre de la grâce prévenante de Dieu par

(4; Hicrctico fallitur spiritu. Conc. Arausic. can. 6.

Jésus-Christ ; que c'est la grâce qui les dispose, en Ses excitant et les aidant à se convertir pour leur propre justification (1) ; qu'étant excités et aidés par la grâce de Dieu, ils se disposent à la justice en formant des actes de foi, de crainte de la justice de Dieu, de confiance en sa miséricorde, de haine et de détestatton de leurs péchés (2) ; et enfin que, sans l'inspition du Saint-Esprit, et sans son secours, un homme ne peut faire des actes de foi, d'espérance, de charité et de repentir, tels qu'il les faut faire pour obtenir la grâce de la justification (3).

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