‹ L'homme d'oraisonChapitre 27 sur 217 · II. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

II. CONSIDÉRATION

C'est la seconde prérogative qui relève la science de ce sage médecin, en tant qu'elle lui découvre , non par des conjectures probables, mais par des vues évidentes et infaillibles , quel doit être le cours de nos maladies spirituelles : si elles sont légères ou mortelles ;

(1) Et dixi: Forsitan tenebrœ conculcahunt me : et nox illuminatio mea in deliciis raeis. Quia tenebrae non obscurauuntur à te, nox sicut dies illuminabitur; sicut tenebrae ejus, ità et lumen ejus, quia tu possedisti renés meos. f's. 138. 10.

(2) Imperfectura meum videruntoculi tui , et omnes in libro luo •cribenlur. Ibid.

(3) Verè languores noslros ipse tulil, et dolorcs noslros ipse portavit. Is. 53. 6.

(4) Virum dolorum ,el scicnlem ir.firraitatem. Ibid.

longues ou de peu de durée; aisées ou difficiles à guérir, et si la fin en sera heureuse ou malheureuse. C'est lui seul qui connaît si nos offenses sont vénielles ou mortelles ; qui peut dire certainement : Ce péché ,ne va pas jusqu'à la mort de l'âme , ni à la perte de la grâce (1). C'est lui seul qui connaît les mauvaises suites qu'elles traînent. Fous voilà guéri, dit-il au paralytique , ne péchez plus , de peur qu'il ne vous arrive pis (2). C'est lui seul qui sait la difficulté qu'il y a d'en guérir. O qu'il est difficile , dit-il , parlant de ceux qui sont attachés à la terre, qu'un homme riche entre dans le royaume des deux (3) ! C'est lui seul qui sait quelle en doit être la fin. Vous mourrez dans votrepéché (4), dit-iî aux pharisiens présomptueux et incrédules ; et à ce riche avaricieux , qui se promettait du repos après la peine qu'il avait prise pour acquérir du bien : Insensé , cette nuit on te redemande ton âme : pour qui sera-ce que tu as amassé (5) ?

Page 1