‹ L'homme d'oraisonChapitre 53 sur 217 · I. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

I. CONSIDÉRATION

Le mot de grâce se prend quelquefois pour la beauté, ou pour quelqu'autre qualité qui rend une personne agréable. La grâce est trompeuse , et la beauté vaine. La femme qui craint Dieu est celle qui sera louée (1). Lagrâce est répandue sur vos lèvres (2). D'au-

(1) Fallax gratia, et vana est pulchriludo : millier timeos Dominum , ipta laudalutur. Prov. 31. 30.

(2) Diffusa est gralia in labiis tuis. Psalm. 41.

ICS L'HOMME D'ORAISON.

tm fois il signifie la faveur et la bienveillance d'un ami ou d'un puissant protecteur : Plaise à Dieu que votre servante trouve grâce devant vos yeux (1), disait la mère de Samuel au grand-prêtre Héli,

Il se prend aussi pour un témoignage de gratitude et de reconnaissance. Ainsi David fit dire de sa part à ceux qui avaient enseveli Saiil : Le Seigneur vous récompensera selon sa miséricorde et sa vérité, de l'action que vous avez faite , et je la reconnaîtrai moi-même (2). Et saint Paul : Si je prends avec action de grâces ce que je mange (3).

Enfin il signifie encore généralement toutes sortes de dons gratuits et de bienfaits qui partent d'une pure libéralité : et c'est en ce sens que saint Paul avance cette maxime générale : Que la récompense gui se donne à celui qui travaille, ne lui est point imputée comme une grâce ; mais comme une dette (4).

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