‹ L'homme dans la nature (volume 2)Chapitre 125 sur 176 · LES MEMBRES, LA MAIN · texte numérisé non relu

LES MEMBRES, LA MAIN

Deux membres seulement chez l'Homme concourent à la station et à la locomotion ; les deux autres, les supérieurs, remplissent d'autres fonctions, celle de la préhension et du toucher. Chez les quadrupèdes, les quatre membres concourent à la station et à la marche; les supérieurs en outre le plus ordinairement à la préhension. On ne saurait donc séparer ces deux poinls de vue et il devient nécessaire de faire intervenir le quatrième caractère d'ordre général de l'Homme : la faculté de préhension que couramment et à tort on résume d'un seul mot : la main.

Donnons d'abord quelques généralités sur la constitution des quatre membres.

Parallèle des membres. — A l'originc, à en juger par l'embryogénie, les quatre membres s'écartaient du corps à angle droit, leurs os étaient bout à bout, ceux des deux segments éloignés ou distals parallèles et dans un même plan.

La première modification à cet état de choses dans des espèces connues se voit chez les Énaliosauriens et Labyrinthodontes triasiques et se retrouve dans les membres antérieurs restant des Cétacés de nos jours, c'est-à-dire chez des animaux marins. Le membre «st rejeté en arrière vers les côtés du corps, semblable à une palette verticale ou un peu inclinée par rapport au plan antéro-postérieur médian. Il en résulte la formation d'un col à l'humérus et parfois un premier degré de torsion de cet os.

Une autre modification précoce particulière aux animaux terrestres est la suivante : les quatre membres se portent en bas et en dedans pour supporter le corps et une double flexion se produite l'extrémité distale du premier segment (celui de l'omoplate ou de l'os iliaque mis de côté) et à l'extrémité du second segment. La première flexion regarde en

bas et en dedans vers le corps; la seconde, en sens inverse, en haut et en dehors, la main ou le pied posant à terre. Dans celte situation la face dorsale des deux membres est extérieure; le pouce et le radius du membre antérieur, le premier orleil et le tibia du membre postérieur sont en avant (Huxley et Flower).

La seconde modification est décisive. Elle se comprend lorsqu'on observe le mécanisme de la marche chez les Reptiles les moins avancés, par exemple les Batraciens urodèles. Les deux membres décrivent un arc de cercle l'un vers l'autre, le postérieur en avant, de façon que sa première flexion, ou le genou, qui était en dehors, regarde à présent en avant ; Tantérieur en arrière, de façon que sa première flexion, ou le coude, qui élait en dehors, regarde à présent en arrière. Par suite, le premier orteil et le tibia d'antérieurs deviennent internes, le pouce et le radius d'antérieurs deviennent externes. Les parties aux dépens desquelles s'opèrent ces deux rotations inverses sont principalement, d'une part le fémur, de l'autre l'humérus, qui se tordent, comme nous le verrons aux caractères zoomélriques.

La troisième modification n'intéresse que les Mammifères quadrupèdes et ne porte que sur le membre antérieur. Le radius, ainsi placé en dehors et parallèlement au cubitus, décrit un arc de cercle autour de lui par sa partie inférieure, le croise obliquement, et s'arrête en pronation, ayant son extrémité inférieure en avant du cubitus et son extrémité supérieure encore en dehors. Dans cette situation, le radius semaintiententier, en conservant plus ou moins de son aptitude à la rotation, ou se fusionne avec le cubitus, qui s'atrophie de bas en haut et finit par se réduire, chez quelques Ongulés, presque à son extrémité ou apophyse olécranienne, os sésamoïde à l'origine, qui s'est soudé avec lui. A ce degré, Tavant-bras ne comprend plus qu'un os dont Textrémilé proximale est formée par ce qui reste du cubitus, et l'extrémité dislale par le radius hypertrophié. Toutes ces élapes sont représentées chez les divers Mammifères.

D'autres modifications se produii^ent çà et là; ainsi, chez quelques Tortues, issues sans doute du type énaliosaurien, )e [u@(nl)r0 antérieur iniM^l tourqe eu av&nt dans la m^ïïiQ §pn§ qu§ jp ppdtérieur, ce qui fajt qua le coude reg^r4e an

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