II 4- R
Homme. . .
Chimpanzé .
Gorille . . .
Gibbon . . .
Orang. . . .
Pithéciens. .
Cébiens . . .
Lémuriens. .
Carnassiers .
Rongeurs . .
Ongulés. . .
Édentés. . .
Marsupiaux Monotrèmes.
Gerboises . .
Kangourous .
Paresseux. .
(h et R + F et t) 51 7 55.7 57.2 58.3 kk à 50 à 51
R : (h et r) 46.8 44.0 51.9 47.2
r ; (f et T)
Il en résulte, en laissant de côté les cas de la fin, que l'Homme se distingue parmi les Mammifères : 1° par la brièveté de son membre supérieur relativement au membre inférieur et, par conséquent, par la longueur inverse de celuici; 2° par la brièveté de son radius et inversement par la longueur de son humérus; 3« par la petitesse aussi de son tibia relativement à son fémur sans toutefois que ce caractère soit aussi net. Par la longueur totale de ses membres l'Homme diffère donc à la fois des Singes et des Anthropoïdes, mais davantage de ces derniers. Enfin par son radius plus court il s'écarte à la fois des Anthropoïdes et des Singes mais moins, le Gorille élant le moins éloigné.
13* Rapports des membres à la colonne .vertébrale. Ce sont les rapports des mêmes longueurs (l'humérus et le radius, le fémur et le tibia), non pas à la colonne en totalité, mais à sa portion dorso-lombo-sacrée et caudale correspondant à la distance entre les cavités glénoïde et cotyloïde, c'est-à-dire à l'écartement entre les membres dans le sens longitudinal. En effet, pour la comparaison de l'Homme avec les Mammifères de toutes sortes, il est nécessaire de mettre de côté la région cervicale. Celle-ci, quoique toujours formée de sept
vertèbres, à deux exceptions près, varie beaucoup par allongement, atrophie ou soudure de leurs corps. D'autre part on ne peut prendre le sommet du sacrum, qui varie aussi avec le nombre de ses vertèbres et les annexions fortuites de vertèbres caudales, comme nous le verrons plus tard. Nous avons donc pris en haut le bord de la première dorsale et en bas le niveau de la cavité cotyloïde sur le prolongement de la colonne. Voici les rapports obtenus, toujours en chiffres ronds, et les cas exceptionnels mis à part.
MEMBRE AtfTÉRIBUR MEMBRE POSTéRIEUR OU H -f R 00 P -f T
Homme. . 99 140
Chimpanzé 119 112
Gorille 122 106
Orang 142 101
Gibbon 153 111
Atèle 132 128
Pithéciens 60 à 88 86 à 98
Cébiens 68 à 78 78 à 90
Lémuriens 60 à 88 86 à 127
Carnassiers 38 à 70 47 à 82
Ongulés 37 à 57 50 à 70
Didelphes 42 à 68 52 à 78
Kangourous 49 92
Paresseux 102.7 63.3
Voici en mettant de côté les cas exceptionnels, comme TAtèle, rindri (un Gébien) et le Paresseux, les propositions qui se dégagent de ce tableau.
1" Tous les quadrupèdes, les Singes ordinaires compris, ont le total de Thumérus et du radius plus court de beaucoup que la colonne dorso-lombo-sacrée, telle que nous l'avons mesurée, tandis que les Anthropoïdes Tout plus long et qu'il y a sensiblement égalité chez THomme. Par là THomme est plus près des Anthropoïdes que des Singes ; mais le plus proche d'entre eux est encore éloigné, et le plus loin l'est énormément. Par là les Anthropoïdes forment un groupe spécial, très caractéristique, parmi les Primates;
2<> THomme a le total du fémur et du tibia bien plus long qu'aucun autre Mammifère, Singes et Anthropoïdes compris. Parla CCS derniers s'éloignent beaucoup de lui.
CARACTÈRES ZOÔMÉTBIQOES. 291
Nous terminerons sur les proportions des membres par une réflexion. C'est qu'elles présentent dans leur ensemble etdansleurs détails de grandesdifférencessuivant les genres et les espèces, par exemple chez l'Alèle parmi les Cébicns, le Paresseux parmi les Édentés, le Kangourou parmi les Marsupiaux. Néanmoins, en mettant de côté les cas exceptionnels, elles aboutissent à des moyennes qui se prêtent
FiG. fèô- — Squelette de Semnopilhèque (PilhécieD).
à des généralités, sans qu'on y constate d'ordre sériaire. Ainsi les Primates se divisent sous ce rapport en trois groupes très distincts : 1° les Singes pithéciens et cébiens qui, malgré leurs caractères d'arboricoles, sont restés des quadrupèdes; 2" les Anthropoïdes qui, malgré leurs caractères d'arboricoles, ont un type propre; 3° l'Homme. Les Anthropoïdes, malgré leurs différences très prononcées de genres, forment un groupe très particulier. Cependant tantôt par un trait, tantôt par un autre, certains d'entre eux se rapprochent parfois des Singes, parfois de l'Homme, le Chimpanzé étant le plus souvent dans cette dernière catégorie, l'Orang ou le Gibbon plus rarement.
Sens do loneber. — Nous avons dit incidemment qu'à la