SYSTÈME MUSCULAIRE
morphologiques constatées dans les organismes, le muscle doit être influencé avant l'os. L'excitation à aller chercher des aliments, ou à fuir sur le sol, vient des nerfs de l'estomac ou des nerfs visuels, olfactifs ou* auditifs. Elle se réfléchit des centres cérébro-spinaux sur les muscles en efforts d'une nature nouvelle. L'animal, dont les membres «ont à l'origine étendus à angle droit, et qui les ramène le long du corps afln de les placer dans des conditions plus favorables aux deux mouvements fondamentaux de la marche, extension et flexion, cet animal fait effort avec ses muscles. Son fémur et son humérus ne se tordent que comme conséquence de cet effort; ses surfaces articulaires ne se transforment qu'au fur et à mesure, par obéissance.
Les masses musculaires fondamentales, déjà développées et différenciées dans une certaine mesure, sont généralement disposées dans des loges aponévrotiques répondant aux régions naturelles du squelette, suivant un type primitif. Ce type se partage en types généraux dans les diverses classes des Vertébrés et ceux-ci à leur tour en types plus ou moins distincts. Lorsque la nécessité de mouvements spéciaux ou nouveaux se manifeste, l'effort se produit sur les fibres musculaires de la portion de la masse qui répond le mieux au but. De là, l'hypertrophie de cette partie, son autonomie au détriment ou non des fibres voisines travaillant moins, la tendance à l'isolement du faisceau, l'extension de proche en proche de ses insertions actives et, à l'autre extrémité du muscle sur le levier à mouvoir, l'adaptation des insertions passives, bref, constitution d'un muscle nouveau auquel les anatomistes donnent une dénomination propre. Les leviers osseux sur lesquels s'exerce la traction, les surfaces articulaires sollicitées à s'étendre dans un sens, à diminuer dans un aulre, à devenir concaves, de convexes, ou inversement, à se constituer en tête ou en trochlée, ne sont que des effets consécutifs, quoique peut-être les plus importants. Broca a montré comment les apophyses épineuses et transverses du train postérieur des quadrupèdes s'allongent, s'hypertrophient et se portent en antéversion ou en rétroversion sous l'influence de la traction des muscles qui s'y insèrent. Il suffit qu'une surface articulaire s'aplatisse d'un côté, se déplace d'une quantité presque inappréciable, ou que l'os entier change de position, pour qu'un muscle qui était adducteur devienne fléchisseur ou réciproquement.
On comprend ainsi que lamyologie comparée soit la contre-