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UNITÉ OU PLURALITÉ D’ORIGINE

Unité ou pluralité «l'origine <lc 1 II me. — NOUS avons

raisonné suivant l’hypothèse monophyllélique, en supposant que l’Homme a pris naissance par une seule souche. Mais cette origine ne peut-elle avoir été multiple, toujours dans le sein des Primates, par des souches diverses, aux dépens des Simiens ou des Pro-Simiens, à des époques peu distantes ou même à des époques éloignées ? Il suffit d’admettre que des phénomènes dits de ressemblance par convergence sont intervenus pour produire ce qu’à tort ou à raison on qualifie d’unité de l’espèce humaine!

Le premier point est de savoir ce que l’étude comparée des races nous apprend de cette unité dans le présent et dans le passé, à en juger par les restes actuels de ces races, produits de mélanges et de remaniements incessants depuis un nombre de siècles défiant toute chronologie.

Nous avons vu plus haut qu’il n’y a pas de races à proprement parler, dans le sein de l’humanité, telles qu’on en trouve chez les animaux, c’est-à-dire de variétés constantes, se perpétuant semblables à elles-mêmes d’une façon certaine. Il*y a seulement des éléments historiques ou philologiques de peuples auxquels on attribue, à tort ou à raison, un certain nombre de caractères physiques communs. Autrement dit, les races de l’anthropologie ne sont que des produits de notre esprit, des suppositions de filiations réelles de sang sans mélange, des hypothèses nécessaires à l’étude. Il n’existe que des individus se rapportant plus ou moins aux types que nous admettons.

Ces types eux-mêmes ne sont pas des réalités tangibles, mais des réunions de caractères que nous supposons se continuant depuis un temps plus ou moins long à travers les événements de l’histoire et de la préhistoire, lesquels, sans détruire ces caractères, ne cessent de les éparpiller et de les rassembler à nouveau dans diverses combinaisons. Pour parler le langage de Lamarck, les types sont des produits de l’art; nous les démêlons comme nous pouvons dans les populations actuelles. Des types particuliers nous nous élevons à la notion des types généraux, qui ne sont aussi que des probabilités, en remontant graduellement aux types immédiats actuels, aux types historiques, préhistoriques, quaternaires et, par reconstitution inductive, aux types primitifs.

Le nombre des premiers surtout est grand et augmente en raison de l’esprit d’analyse, comme le nombre des types

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