CHAPITRE PlIEMtEri
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Quant h sa prose en voici un spécimen qui moiilre son délire orgueilleux :
< Le seul homme de bien, mais dans le mOme temps tenu pour un Tou et un orgueilleux, comme s'il pouvait être adoré tel qu'un Dieu par le genre humain, — dans la réalité à lui bien inférieur, — c'est moi, ici soussigné, S... M..., non Pape, non Roi, non Président de République; au contraire, haïssant tout Gouvernement et ses formes, tout parti et ses adhérents. Moi, S... M..., ftls d'un père, paysan de F..,, ville qu'on devrait raser dés les Tondemenls, sans en sauver même les moucherons ».
U essaya ensuite tous les formes de poi5sie les plus extravaganles, lous les mètres barbares, ou, pour mieux dire, tous les métrés impossibles, tes nommant amèlres o» otimétrés. Parfois même il se croyait changé en Horace.
Sa nouvelle prose était encore pire. Il prétendait établir une langue néo-grecque, dans laquelle les pierres s'appellaient lithiases, les amis philos, les siècles chronos, les mains chires, etc. En voilà un exemple:
«Nous marchons sur des lilhiases, car c'est ainsi qu'on nomme le gravier qui rccouvie la roule.
« Le pancréas est le cystépatique ou le phillre ou le feutre de l'urine, qui passe par l'emporélique, c'est-à-dire, le pissotier masculin, qui est fuil de gut la- percha, ou mieux, de goulle-perdre, ce que équivaut au même >.
Pourtant peu après, il dictait quelques sonnets, qui n'auraient rien perdu près des rimes plus joyeuses du Berni. On l'aurait cru un vrai poète humoristique; — mais de là à quelques jours il change encore: ce sont des vers lugu-
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'.-•Je Biils le liaa, i
bres, d'une énergie forle et grave, comme ceux-ci, qui peignent vivement la tristesse solitaire du lypéraane: