H CHAPITRE IV
H|le le plu? graad mystère; songez qw vous dles dans un Hteu que Dleti a choisi pour sa demeure, ou, pour mieux ^vexprimer, pour son adoration. Ici, ici même, peu loin ^pe nous, sur ce sot, seront élevées de merveilleuses pjra- ^ktdes en l'honneur de son Irês-saini nom, el ces pyramides feront l'orficle de la Majesté divine >.
Et, pour que rien ne manquât à sa folle idée d'imiter Jésus Christ, il imagina un sacrement qui lui fnl enlièreinent propre, le sacrement de la confession d'amendement {i), légère variante, au fond, de la confession auriculaire.
Tout cela ne sufiSsait pas encore. David Lazzaretti voulut avoir sa transfiguration et son trembletnent de terre, el il l'avait annoncé pour la journée du 18 août 1878.
Quand le médecin hésitait à opérer de la pravelie un de ses fils, il lui arracha des mains l'instrument, et l'opéra; l'enfant en mourut pendant que Lazzarciti répétait tranquillement: K Que le fils de David ne pouvait point mourir*. De la relation nécroscopique il résulte que sur son cadavre on trouva un second tatouage. C'était la croix habituelle à l'intérieur d'une tiare renversée. Les frères, interrogés h ce sujet, répondirent qu'il avait fait construire, en France, un sceau d'or, qu'il appelait le sceau impérial; qu'ayant plongé ce sceau dans l'huile bouillante il en avait d'abord brAlé ses chairs, puis celles de ses fils et de ss femme. Avec celte marque, qui en réalité était une preuve lumineuse de l'analgésie propre aux aliénés cl de leur tendance à exprimer par des symboles et par des figures leurs propres bizarreries, il prétendait laisser un signe visible de sa descendance, qu'avec toute sa famille il se vantait de rattacher à l'Empereur Constantin.
Mais il ne se contentait point d'être issu du sang royal; il voulait encore conquérir l'empire du monde, bien qu'il fût assez modeste pour se contenter de créer un prince â
qui il en donnerait l'investiture. Dans un manifeste envoyé aux Princes Chrétiens il proclame :
« Je m'adresse à tous les princes de la chrétienté, catholiques, schismatiques, hérétiques, pourvu qu'ils soient baptisés. Peu importe qu'ils ne soient pas revêtus du pouvoir et du gouvernement des peuples, pourvu qu'ils soient issus de sang royal. Je les convoque tous, et le premier parmi eux qui se présentera à moi, s'il n'a pas moins de 20 ans ni plus de 50, et qu'il n'ait dans le corps aucune imperfection physique, je le constitue à ma place >.
Ce qui est étrange, c'est qu'il fut pris au mot par Chambord qui lui envoya dans ce but une ambassade; étrange contrat entre un roi de maison de santé et un roi de musée.
«J'ai besoin, poursuivait-il, d'une alliance chrétienne. Je suis résolu désormais à accélérer cette grande entreprise : et s'ils (les princes chrétiens) ne viennent point à moi dans le délai fixé de trois ans, à partir du jour où j'aurai publié ce programme, j'abandonnerai l'Europe et j'irai au milieu de nations infidèles, faire avec elles ce que je n'ai point pu faire parmi les fidèles.
« Mais malheur, malheur alors à vous tous, princes de la chrétienté. Vous serez punis par les sept têtes du grand Antéchrist, qui surgiront du sein de l'Europe, et surtout par un jeune homme qui, après mon départ, s'avancera des régions du Nord vers le centre de la France, et prétendra être, Lui, ce que Moi-même, je suis ».
De là, chez Lazzaretti, l'idée fixe qu'il était le roi des rois, le prince de tous les princes. Au chef du conseil municipal d'Arcidosso, qui ne voulait point lui obéir, il disait : < Je suis le Roi des Rois, le Monarque de tous les Monarques. Je porte sur mes épaules tous les princes du monde. Tous les carabiniers, tous les soldats sont à moi et sous ma dépendance, et il n'existe plus de liens pour m'enchaîneri.
Le témoin Rossi G. B. a assisté au sermon du 17 et a entendu dire par David qu'il était le Roi des Rois, le Christ