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CHAPITRE II

Rachitisme. — Pâleur. — Agésilas, Tyrlée, Coileiix, Esope, Pope, Brunelleschi, Magliabecchi, Parini, Leopardi, Scarron, Talleyrand, Waller ScoU, Owen, Hyron, Dali, Baldini, Aristomène, Cratés, Galba, Goldsmifh ùlaient rachiliques.

La pâleur a élc appelée la couleur des grands hommes, t Pul(Arum sublimium visomm florem ji» , dit St. Grégoire (1).

Il est désormais acquis, depuis Marro (2), que c'est-là un des caractères de dégénérescence qui accompagnent le plus souvent la folie morale.

Maigreur et gracilité. — La loi de l'équivalence des forces elde la matière qui répit, à tous les degrés, le monde vivant, nous explique d'autres anomalies plus fréquentes, comme: la canilie et la calvitie précoces, la maigreur du corps et la faiblesse de factivité génésique et musculaire, qui caraclèrisenl les aliénés et qui se rencontrent également chez les grands penseurs. Lecamiis (3) a écrit que les plus grands génies ont été faibles de corps. César redoutait les visages maigres des Cassius. — Démôsthène, Cicéron, W. Scott, Erasme, Salmasius, Kepler, D'Alembert, Fénelon, Boileau, Hilton, Pascal, Aristote, St. Paul, Napoléon, Giotto élaient, à la fleur de Tàge, d'une extrême maigreur.

D'autres furent dans leur enfance faibles et maladifs comme Bacon, Descartes, Newton, Locke, Adam Smith, Boyie, Pope, Flaxman, Nelson, Haller, Kôrner, Kleper, Pascal, Wren, Alfieri, Démôsthène, César Balbo, Renan.

Ségur écrivait de Voltaire, que sa maigreur rappelait ses fatigues; et que son corps menu et courbé n'était qu'un voile infiniment léger et presque transparent à travers lequel on croyait apercevoir son âme et son génie. Lamen- Jïais tétait un petit homme presque imperceptible, ou

'ï' Orationes, xiv.

'^1 M41R). Les cnrartérffs des cHmiw'ls. Bocca, Torino, IS.ST).

^^' UcAKtni. Mtrcf. de l'esprit, ii.

plutôt une flamme que le vent de sa propre inquiéta chassait d'un point à l'autre de la chambre (1) n.

Physionomie. — Mind, célèbre peintre de chats, offnT une physionomie crétineuse. Il en a été de même c Socrate, Skoda, Dostoïewsky, Magliabecchi, Darwin; e^ à notre époque, parmi les italiens, de Schiapparelli qv tient un rang si élevé parmi les grands mathématiciens. >

Crâne et cerveau. — Les lésions de la tête et du cer veau sont très fréquentes chez les hommes de génie: l célèbre romancier de l'Australie, Clark (2) reçut, étant eo Tant, un coup de pied d'un cheval: il eut le crâne fracassé On raconte le même fait de Vico, Gratry, Clément VI Malebranche et de Cornélius, nommé pour cela Lajddi Ces trois derniers auraient acquis la génialité, dMmbécîlte qu'ils étaient, à la suite de l'accident.

Il faut ici mentionner ta fracture pariétale de Fusi nieri (3), l'asymétrie crûniennc de Périclès, surnommé poo cette raison 7(^/g-de-SgMt7te, axivoxé?aAoç(4), de Bomagnosi de Bichat, de Kanl (5), de Chenevix (6), de Dante qui pré sentait un développement anormal du pariétal gauche é deux ostéomes à l'os frontal, la plagiocéphalie de Bninacci de Machiavel, le prognathisme exagéré (68°) de Foscolo son très faible indice céphalo-spinal et céphalo-orbitaire (7) l'ultra-dolichocéphalie de Fusinieri, (index 74), qui con trastc avec lultra-brachycéphalie propre aux Vénètes (82 i

(1) liAMARTixE. Cours de îittf'rature, ii.

(2) Revue liritnnniqw , 1884.

(3) (Voir Planclip I). — Cankstrini. Il rranin di Fusinieri t 1875.

(4) Pi.UTAR(<UE. Vie de Pericif}s . 'A.

(5) iVoir Planche 1). — Kcpier. />/>;• Srhodel Kont's, 1881.

(6) Wki.cckr. Sclnll^r's Srhndef, \HS^.

Ci) (Voir l'l:inctio ]). — Mantroazza, // rraniu di Fosro'o, Fircnze, 1880

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