‹ L'homme de génieChapitre 20 sur 257 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

84) (1), le crâne Néanderthaloïde de R. Bruce (2), de Kay Lye (3), de San Marsuy, (index 69) et ruilra-dolichocéphalie de 0. Connor (73) qui contraste avec la mesocéphalie des Irlandais; la fossette occipitale médiane (4) de Scarpa, la suture transverse occipitale de Kant (5), son ultra-brachycéphalie (8895), sa platicéphalie, (index de hauteur 71,1), la disproportion entre la partie supérieure de Tos occipital plus développée de moitié, et l'inférieure ou cérebellaire; il en est de même de la petitesse plus grande de Tare fronlal, comparé au pariétal. (Voir Planche I).

Chez Voila (6), j'ai noté beaucoup des caractères que les anlhropologistes attribuent d'une manière spéciale aux races inférieures, comme les saillies des apophyses styloïdes, la simplicité de la suture coronale, les traces de la suture mélopique, l'angle facial obtus (73°), mais surtout la remarquable sclérose crânienne, qui, par endroits, atteignait 16 millimètres: de là le poids considérable du crâne (753 grammes). — (Voir Planche!).

Des recherches d'autres observateurs, il résulte que Manzoni, Pétrarque et Fusinieri avaient le front fuyant : de môme , on remarqua: la soudure des sutures du crâne chez Byron, Pascal, Massacra (32 ans), chez llumboldt, Meckel (7), Foscolo, Ximénès, et Donizclli: la sub-microcéphalie chez Rasori, Descartes, Foscolo, Tissol, Guido Reni, Hoffmann, Schuhmann: la sclérose chezDonizetli et Tiedemann, qui présentait entre le sphénoïde et Tapophyse basilaire une crête osseuse: l'hydrocéphalie dans Milton, Linnéc, Cuviei", Gibbon, etc.

(1) Canc8trini. Ouvri^^o cité. (Voir Planche 1). 2) Ti'KNKK. Quarte l'iy journal of science ^ 18t>4. (3) QuATREFAOES. Cranta ethnica , 1" livraison, p. 'J ». (-1) ZojA. La testa di Scarpa, 1880.

(5) KuppF.R. Der Schâdel Kant's (Archiv. fur antropj. 1881. (6j Sul cranio di Volta. Torino, 1879. {7i WiLcxiB. Schiller' s Schddef , 1883.

Le volume du cràiie des hommes de génie s'élève audessus de la moyenne pour la capacité cérébrale: pour cela cependant, il se rapproche plus du fou que de l'homme normal. Quatrefages remarque, avec raison, que la plus grande macrocéphalie se rencontra chez un fou et puis tout de suite chez un homme de génie. On trouve, aussi, des nombreuses exceptions, qui le font parfois descendre au dessous de la moyenne vulgaire.

Il est certain qu'en Italie, Volta (1860), Pétrarque (1602), Bordoni (1681), Brunacci (1701), Si. Ambroise (1792) et Fusinieri (1604) présentent tous une grande capacité crânienne. Le même caraclère se retrouve à un degré encore supérieur chez Kant (1740), Thackeray (1660), Cuvier (1830) et Tourguenieff (2012).

Le-Bon (1), étudiant 26 crânes d'hommes de génie français (parmi lesquels Boileau, Descartes, Jourdan), a trouvé chez les plus célèbres une capacité moyenne de 1732 c. c, tandis que les anciens Parisiens offraient seulement 1559 c. c. — Parmi les Parisiens actuels les 12 ^j^ à peine, dépassent 1700 c. c, moyenne avantageusement surpassée par les hommes célèbres dans la proportion de 73 °/o-

Mais, on remarque aussi dans les génies des sub-microcéphales. Wagner et Bischoff(2) sur 12 cerveaux d*al-

(1) Revu^f scienti/lçuc , 1882.

(2) Das Uirngewicht der Metischen, 1870. — Wagner fournit sur les savants de Gœttingue les mesura Muivantcs*

Dirichet, mathématicien . . ans 54 — 1520 gr.

Fuchs, médecin » 52 — 1499 »

Gauss, mathématicien ... » 78 — 1492 » Hermann, philolojrue ... » 51 — 1358 » Ilaussmann, minêraloflriRte • 77 — 1^60) »

Bischoff donne les mesures suivantes pour les savants de Monaco : Hermann, géomètre . . . ans 60 — 15ÎH) gr. Pfeufer, médecin .... » 60 — 1488 » Bischoflf, médecin .... » 79 — 1452 » Melchior Meyer, poète . . » — 1415 »

CHAPlTRt: Il

Icmantls célèbres trouvèrent la capacité crtlnionne, Irèsreinarquable chez huit d'entre eux, et faible chez les quatre autres: tels étaient Liebig (1352), Dôllinger (1207), llaussmann (12G8), pour lesquels on a voulu faire intervenir rû|i:e avancé : mais cette raison ne subsiste plus pour Guido Reni, Gambetta, llarless, Foscolo (1426), Dante (1493), Hermann (1358), Lasker (1300).

Après tous ces faits, on ne nous taxera pas de témérité, si nous concluons que, comme le génie est souvent expié par rinfériorilé de certaines fonctions psychiques, il est aussi accompagné d'anomalies dans cette organe môme qui «•si la source de sa gloire.

Il convient de rappeler ici l'hydropisie des ventricules de Rousseau (1), la méningite de Grossi, de Donizetti et de Schuhmann, l'œdème cérébral de Liebig et de Tiedemann. Chez ce dernier, outre l'épaisseur du crilne remarquable surtout au front, Bischoff a noté Tadhérence de la duremÎMe à l'os, l'épaisissement de l'arachnoïde, et dans le cerveau les caractères de l'atrophie. Wagner trouva chez le

Arnoldi, orientaliste

Thackeray, poète . . .

Abcrcroinbie, médecin .

Olivier, naturaliste . .

Dm*I, nrcliwlojfuc . .

Schiller, ytoète . . .

lluber, philosophie . .

Fallineyer, chimiste

Liebiî?, chiniiste . . .

Tiedemann, chimiste

Harless, chimiste . .

rK)llinffer, chimiste . .

S'Hivent la mesure de Taire cén'lmile donnait la supériorité même à ceux, P'irnii les hommes de pénic, qui présentaient un faible poids. Fuchs avait uni .surface cérébrale de 22,1005 c. carrés, et (Jauss de 21.9588, alors?, qu'à ppiih < .jai, cette même surface et lit chez, une femme inconnue, de 20.4115 et chez nn ouvrier de 18.7072.

1 liuiletin de la SociJtc onthropolofjiqiie, 1861.

ans

\mo

clinicien Fuchs la scissure de Rolando interrompue par une circonvolution superficielle irrégulière, anomalie que Giacomini a rencontré une fois seulement sur 3&6 cas et Heschcl(l) une fois sur 682.

Pascal présentait de graves lésions aux hémisphères cérébraux, Gauss et Bichat avaient Thémisphère gauche plus développé que Thémisphère droit.

On a découvert récemment que le cerveau si volumineux de Cuvier était atteint d'hydropisie; dans celui de Lasker on a constaté un ramollissement des deux corps striés, une pachyméningite, une hémorragie, qui correspondait au frontal et au pariétal, et une endoartérile déformante dans l'artère de la fosse de Sylvius (2).

Bischoff et Rûdinger ont remarqué dans 18 cerveaux de savants allemands de remarquables anomalies congénitales des circonvolutions cérébrales, en particulier, des pariétales. (Voir Planche I).

« Le sillon interpariétal est chez eux porté très en dehors vers la moitié du côté supérieur de l'hémisphère, parfois au-delà, et sa direction devient entièrement anléropostéricure (sagittale). Dans le cerveau de Liebig, celte direction obliquait en arrière et en dehors. La cause principale d'une telle déviation réside dans le développement du premier pli de passage, dont le contour décrit des véritables méandres, parmi lesquels pénètrent des ramifications de la scissure perpendiculaire (3). La scissureoccipitale externe est difficile à reconnaître. Du sillon inteipariétal partent des ramifications transversales caractérisées parleur longueur et par leur courbure. Les circonvolutions pariétales subissent une augmentation dans toutes leurs dimensions, mais en largeur surtout; leur diamètre antéro-

(1) Die iicfe Windungen der Mt'tischen, 1877.

(2) Mkxdel. CentralUatt, N. 4, 1882.

(3) Voir à l.i plnnche I les cerveaux de Gauss, Diricliet, Hermann. Voir aiusi dans Ruuixr.tin les cerveaux de l^saulx , de Dollin<;er, de I icbig, etc.

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