CHAPITRE II
« Je trouverais mauvais qu*une fille peu sage vécût avec un homme avant le mariage ». — Ponsard. Traduction d'Homère.
€ La richesse d'un pays dépend de la prospérité générale 1. — Louis Napoléon.
c Elle ne savait pas le latin, mais le comprenait très bien >. — Victor Hugo. Les Misérables.
c Les chiens sont pour Tordinaire de deux teintes opposées, Tune claire et l'autre rembrunie, afin que, quelque part qu'ils soient dans la maison, il puissent être aperrus sur les meubles, avec la couleur desquels on les confondrait.... — Les puces se jettent partout, où elles sont, sur les couleurs blanches. Cet instinct leur a été donné afin que nous puissions les attraper plus aisément...
— Le melon a été divisé en tranches par la nature afin d'être mangé en famille; la citrouille, étant plus grosse, peut être mangée avec les voisins >. — Bernardin de Saint- Pierre. Harmonies de la nature,
« Il appartient aux prélats, aux nobles, aux grands officiers de rÉlat, d'être les dépositaires et les gardiens des vérités conservatrices, d'apprendre aux nations ce qui est le mal et ce qui est le bien, ce qui est vrai et ce qui est faux dans Tordre moral et spirituel. Les autres n'ont pas le droit de raisonner sur ces sortes de matières. Ils ont les sciences naturelles pour s'amuser. De quoi pourraientils se plaindre? » — De Maistre. Soirées de Sl.'Pélersbourg. S"" Entrelien, p. 131.
€ L'enseignement de l'histoire peut avoir, selon moi, des inconvénienis et des périls pour le professeur. 11 en a aussi pour les élèves i. — Dupanloup.
«Quand la borne est franchie, il n'est plus de limites ».
— Ponsard.
<ï J'ai ouï plusieurs fois déplorer l'aveuglement du conseil de François 1*% qui rebuta Christophe Colomb qui lui pro-
posait les Indes ». — Montesquieu, Esprit des lois, liv. xxt^ cil. xxii. (François !•' monle sur le Irôneen 1515, Chrislophe Colomb mort en 1506).
Écrit à la veille de Tempire napoléonien:
« Il n'a jamais existé de famille souveraine dont on puisse assigner Torigine plébéienne. Si ce phénoméme paraissait, ce serait une époque du monde ». — De Maistre. Soirées de Sl.-Péiersbourg.
» C'est (Bonaparte) en effet un grand gagneur de batailles; mais, hors de là, le moindre général est plus habile que lui.... On a cru qu'il avait perfectionné l'art de la guerre, et il est certain qu'il l'a fait rétrograder vers l'enfance de l'art ». — Chateaubriand. De Buonaparle et des Bourbons.
» Voltaire est nul comme philosophe, sans autorité comme critique et historien, arriéré comme savant i. — Dupanloup. Haute éducation intellectuelle.
» L'épicerie est respectable. C'est une branche du commerce. L'armée est plus respectable encore, parce qu'elle est une institution dont le but est l'ordre. L'épicerie est utile, l'armée est nécessaire ». — Jules Noriac. Les Nouvelles.
» Une ligne droite, écrivait Arislote, n'est jamais parfaite. Ainsi, ce n'est ni la ligne infinie, puisque, pour être parfaite, elle devrait avoir une forme nettement tracée; ce n'est pas non plus aucune des lignes droites finies qui peut-être parfaite; car il y a toujours quelque chose en dehors d'elles ». En d'autres termes, d'après Aristole, la ligne infinie n'est pas parfaite, parce qu'elle est finie (nettement tracée), la ligne finie n'est pas parfaite parce quelle est infinie et il y a quelque chose en dehors d'elle.
Rappelons-nous Pascal, ici plus incrédule que Pyrrlion, et qui plus loin écrit comme un Père de l'Église; Voltaire, ajoutant foi tantôt à la destinée, qui « fait l'accroissèment et la ruine des Etats (1) », tantôt à la fatalité,
(1) Voltaire. Introduction à VEssai sur tes mœurs.