CHAPITRE II
lorale pesa sur tous(1) ». Et on pourrait en dire autant le DOS jours.
Tout d'abord , on sera embarassé de voir une dégénéreicence comme nous croyons être celle du génie, se développer là où se rencontre la plus grande salubrité: — Mais, f\\ y a des microbes ancrobes, il y en a encore de aérobes ; et bien de fois les dégénérescences, celles, pour exemple que dérivent du goitre, de la maVaria et de la lépre; choisissent un terrain spécial: il est évident, aussi, qu'il faut compter ici, avec l'action dynamogène spéciale de la lumière, de Tair excitant, ozonizé, des collines et de la chaleur modérée. On saisira cela d'autant mieux, qu'on a déjà vu à quel point la chaleur favorise la production géniale (2), et que nous n'ignorons pas combien le sang très oxydé est nécessaire au travail du cerveau.
Cela est confirmé par le fait que dans les pays montagneux trop élevés, au dessus de trois mille mètres, où il y a moindre quantité d'oxigène dans Tair, (anoxiémie de Bert), aucun génie n'a jamais eu naissance. Si les grandes civilisations Mexicaines et Péruviennes se sont épanouies sur les hauts plateaux de l'Amérique, elles n'y sont point nées, ainsi que le remarque admirablement Nibbi, dans mon Archivio (3); en effet la véritable civilisation mexicaine se rattache aux Toltecas'qui venaient de l'Orient, et les prétendus grands hommes mexicains, parmi lesquels ses 60 présidents, sont nés en dehors du plateau; il en est de même de ces hommes considérés, assez injustement, comme étant des génies, tels que Moizzos cl Cervantes en botanique, Echeverria pour la peinture, et IxtIihcochitI (4); quelques
(1) E. Rehan. Les antiquités égyptiennes, — dans la Revue des detae ^iwndes. Avril 1865.
(2) Voir aa Chapitre premier.
(3) Arc/iivio di Psichlatria ed Antrop. Criminale etc. Vol. viii, fasc. 3*.
(4) LiBBi. Histoire des mathématiques, 3* vol.
célébrités véritables comme Garcilasso de Vega et Alvarès de Vera naquirent au dessous de trois mille métrés, à Quito et à Bogota (1).
Du reste, cette action indirecte de la nature sur la production du génie présente aussi une certaine analogie avec l'aliénation. C'est un fait proverbial, que les habitants des pays montagneux sont plus exposés à la folie que les habitants de la plaine; aussi c Pair de Monte Baido », c les fous de Collio, du Teilio > — sont des expressions d'un fait passé dans le langage vulgaire en Italie et vérifié par la statistique psychiatrique ainsi que par les observations récentes de folies épidémiques beaucoup plus fréquentes fiur les collines que dans les plaines; nous rappelerons seulement les épidémies de Monte Âmiata (Lazzaretti), de Busca, de Montenero et de Verzegnis, qui se sont produites dans ces dernières années, sous nos yeux; il convient id, de remarquer que les collines de la Judée et de TÉcosse ont produit les prophètes et ces hommes doués de seconde vue, qui étaient des fous de génie, ou des prophètes aliénés. €e parallélisme nous donne une preuve nouvelle et en même temps une explication des rapports entre le génie et la folie.
(1) De Caitdollc. Histoire des sciences. Genève, 1873.
INFLUENCE DE LA RACE ET DE L'HÉRÉDITÉ SUR LE GÉNIE ET LA FOLIE. — Race. — Folie. — Hérédité du génie. — Critique. — Parents criminels ou aliènes des hommes de génie. — Age des parents. — Conception.
1. Race. — 1,'aiialogie que nous avons saisi pour les in- , lliicaces niL'Iéoriques ec manifeslc égalenienl pour la race: ' cl Lien souvent, même, toutes les deux se lient au point de ' n'en pouvoir point être séparées. Nous avons vu en Italie la race étrusque et grecque se joindre au climat tempéré et montagneux, et y multiplier les grands esprits; — la race «Uscilcr le Kt'nîc là môme où le climat n'est guère heureux. Comment .'^'expliquer autrement les grandes intelligences de Modénc, Mantoue, Lucques, qui n'ont le climat féerique de l'Iorence mais l'origine étrusque! — Les juifs nous en offrent un exemple très éloquent.
J'ai déjà <lcmontré dans VHomme blanc et l'Homme de '«Ottteur, ainsi que dans La Pensée et les Météores, comment, Rraceâ la sélection sanglante opérée par les persécutions du moyen Age et à l'inilucnce du climat plus froid, les juifs I fl'Eupope se sont élevés au-dessus de ceux d'Afrique et I d'Orient, encore confinés dans l'humble stade de la vie sémitique, et même qu'ils ont souvent surpassé les Ariens.
ne s'agit pas ici seulement de la culture générale, mais
1 encore du travail psychique plus précoce et plus étendu, > appliquant i difféi-cnies sciences. Il en est cnrtaincment
ainsi pour la musique, le journalisme, la litlérature sali* rique et bumorislique, le lliéâlre et plusieurs branches des sciences philologiques et médicales.
Od l'a prouvé avec des statistiques, comme dans celle qui nous a donné Jacobs(l) dans une élude très diligente sur la capacité des juifs de l'occident de l'Europe et des européens eu général.
Les juifs ont donné au monde de musiciens tels que Meyerbeei', Choën, llalevy, Guzlbow, Hendeissohn, OfTenbach, Rubiostein, Joachim, J. Benedich, Hoscheles; des humoristes comme Heine, Saphir, Camerini, Révère, Kaliss, Jacobsohn, Yung,Weill, Fortis, Gozbn; des littérateurs
il) î. JicoBs. IHftribuiion comparée de la capaeiU (Abilttf) det j*>ifi. — Journal ofanthrop. Institute of Great Britain und Irtland. Londti, 1885-86. p. 251-79, PI. it.
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HommPS d'I^tat I Voyageurs
• I,e8 ;irahiteatea, artiitei, législatenn, naturaliste*, acnlpteors et savanb s'égalisenl dans les denx listeR. I«b jalfs sont enpérleiirs comme actem. mi'-declns, marcbands, financiers, métaphi^elens.ninsloiena, poètes stphllolD^foes; inférieiirs dans les hommes d'état. To;ageara, militaires.
«Pourtant, ils n'ont pas produit nn Darwin; — mais, dit-il, en Angleterrs il a fatlu 180 ans après Neivton ponr avoir Darwin, et aelon des calenli proportionnels, en faudrait 900 ans après Spinoza pour la prodaction d'u grand homme de la mAme trempe chei les Juifs >.