SCÈNE III
FRANTZ, RAGOTZI, PÉTERS.
Piper BORoRe, monsieur Ragotzi, bonjour monsieur kRagotzi; qu'est-ce qui se passe donc au château ?
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FrANTz.—Veux-tu bien te taire, curieux, bavard ?
RaGorzi.—Bonjour, mon cher Frantz.
Franrz.—Bonjour, mon brave Ragotzi.
RaGorzi.— Grande nouvelle! Monseigneur arrive aujourd’hui au château de Rheïinstald.
FRANnTz ET Perers.—Monseigneur !
RaGorzir.—Oui, Son Altesse veut prendre le plaisir de la chasse : elle a envoyé les ordres, on dispose les équipages, et le jeune prince Auguste, son fils qui, comme tu le sais, habitait depuis un mois le château de Rheïnstald, a fait préparer une fête pour célébrer l’arrivée
de son père bien-aimé.
__ PérTers.—1Il peut s’en réjouir ; ce n’était pas très gai pour lui de rester tout seul comme ça dans le château !... Aussi, on jase là-dessus dans le village ; on dit...
FRrANTz.—C'est bon, c’est bon; on ne te le demande pas.
PÉrers.—Ah ! on ne te le demande pas, on ne te le demande pas! comme il me traite!
mon Dieu ! comme il me traite! (JL va s'asseoir sur un banc à côté de la maison et s'amuse avec le cornet de Berthot.)
FRANTz.— Ainsi nous allons avoir grande fête au château ?
RaGoTzi.—Au château ? non pas ; le rendezvous de la chasse est à la ferme.
FRANTZ.—Tci ?
: Racorzi.—Oui, le prince Auguste m’a chargé de t'en prévenir. Il s’y rendra lui-même.
FRANTZzZ. — Il faut tout préparer. Allons, Péters... comment faire pour recevoir monseigneur ? |