‹ L'homme de la Forêt Noire [microforme]Chapitre 5 sur 64 · I CE · texte numérisé non relu

I CE

Pérers (à part).—C'ost drôle qu'avec ça mon bon grand-père entend tout ce qu’on lui dit ; je ne peux pas le croire.

FRaAnTz (à Péters).— T1 faut prévenir les villageoïs.… arranger la ferme, disposer le jardin, donner à tout ça une tournure, un air... (A Ragotzi.) Viendront-ils bientôt ?

RaGorTzi.—Je le pense.

Pérers (toujours à part).—$Si je pouvais me parler à l’oreille !.…

FRANTZ.—Ah! ça, voyez un peu si ce drôlelà fera ce que je lui dis! Péters!

Pérers (se levant doucement).—Me v'la, mon père ; c’est que je regarde !... c’est chimique ça !... Monsieur Ragotzi, faites-moi donc le plaisir de me dire deux mots à l’oreille avec ce cornet-là.

FRANTz.—Oh ! imbécile !

PÉTERs.—Rien que pour l'effet, je vous en prie, monsieur Ragotzi, je vous en prie.

RaGorzi.—Je le veux bien, pour te contenter. Voyons, approche-toi.

PÉTERs.—Ah! que ça va donc être gentil!

J'écoute. (Il approche de Ragotzi.)

RAGOTZI (criant de toute sa force).—Péters, tu es un sot.

PÉrTers (reculant).—Oh! oh! il m’a rendu sourd ! il m’a brisé le tympan ! Quel organe !

RAGorTzr (riant).-—Ah! le nigaud !

FRANTz.—C'est bien fait ! Ecoute, à présent : il faut avertir les jeunes gens du village, les amener ici pour fêter monseigneur.

PérTers.—Monseigneur va venir chez nous!

Ah, que je sis content! Je m'en vas tout de suite. Cependant, mon père, vous me. permettez de prendre mon déjeuner ?

de Die

FRANTZ. — Oui, dépêche-toi. Préviens mon père, et apporte-nous quelque chose. Ragotsi, tu boiras bien un coup ?

Pérers.—1I1l en boira plutôt deux qu’un. Je vas vous chercher ça. (1 entre dans la maison.)

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