‹ L'homme de la Forêt Noire [microforme]Chapitre 42 sur 64 · LES MÊMES, GÉRALD · texte numérisé non relu

LES MÊMES, GÉRALD

GÉRALD (reculant d’effroi en voyant Hermann). —Dieu! Hermann!

HERMANN.—Oh ! fureur ! ,

ZiMMERAFF.—Fuis, Gérald. (2 couche en joue Hermann avec ses deux pistolets.) Adieu, Hermann ; j'aurais pu te tuer pour me venger du mal que tu m'as fait; tu entendras parler de moi.

HERMANN.—Je suffoque de rage !

PÉTERs (passant sa tête par le soupirail.)—Les oiseaux sont dénichés ; mais, papa, nous v'là en prison, nous autres.

ERMANN.—Frantz, ouvrez cette porte!

FRAnTz.—Je ne le puis, seigneur.

HERMANN.—Ouvrez cette porte, vous dis-je,

ou elle va être brisée à l’instant même.

FRANTz(apercevant Gérald sur le pont).—Ils sont éloignés, j’obéis maintenant. (11 ouvre la porté, les gardes sortent.)

JuLes ( paraissant à la tête d’un détachement.) —Arrêtez, malheureux !

ZimmegraArr.—Rebroussons chemin.

FRAN9%Z.— L'infortuné ! lui-même va livrer son père | :

HERMANN (entrant dans la maison suivi des soldats). — Saïisissez-les. (Gérald et Zimmeraff cherchent à gagner les ruines.)

Jures (descendant rapidement le pont avec son détachement.) —Bas les armes, scélérats! ou la mort...

ZIMMERAFF.— C’est toi qui vas la recevoir.

(Jules veut s’élancer sur Gérald, Zimmeraff le: couche en joue.)

GÉRALD (reconnaît son fils, il arrête Zimmeraff en criant).—Que vas-tu faire ? c’est mon fils !

Tous.—$Son fils!

FRANTz.—Oui, Jules, c’est le comte Gérald, c’est votre père !

< a (se précipitani à ses pieds).—Dieu ! mon re ' HErMANN.—Mes soupçons étaient fondés.

GérazD.—Mon fils ! mon cher fils! combien j'ai désiré cet instant. (A Hermann.) Monstre, tu es enfin maître de ma personne; mais ton triomphe n’est pas encore assuré. Mon fils sera mon défenseur auprès du prince; le Ciel secondera ses généreux efforts; mon innocence sera reconnue, et ton souverain. rougira de t'avoir si longtemps accordé sa confiance. Ce n'est plus devant des juges corrompus, c’est devant l'électeur lui-même qu’il me sera permis de me justifier; et la vérité l’amportera sur le mensonge et la perfidie.

HERMANN. — Général ! vous con 1aissez les orûres de l'électeur ?

JuLEs.—Je les connais, comte Hermann, et.

ne croyez pas que je veuille soustraire mon

e à leur sévérité. Assuré de son innocence,

je vais moi-même le conduire auprès de Son

Altesse. Songez qu’il est mon prisonnier, que seul je dois répondre de sa personne; songez enfin qu’il est mon père, et que le moindre outrage qui lui serait fait, je le vengerais par la mort de son persécuteur.

ZIMMERAFF.—Hermann, je suis ton prisonnier, nous nous reverrons. : DLECS SD LC HERMANN.—L’électeur prononcera. {Gardes saisissez-vous de Frantz et de son fils" Péters.

TABLEAU

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