‹ L'homme de la Forêt Noire [microforme]Chapitre 54 sur 64 · LES PRÉCÉDENTS, PÉTERS · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, PÉTERS

Pérers (sortant de la maison).—Je voudrais bien obtenir de Ragotzi.

RaGorzr (se retournant).—Qu'est-ce que tu viens faire ici? Est-ce que tu nous écoutais ?

Pérers.—Du tout, père Ragotzi, du tout.

RaGotzr.—A la bonne heure, car si je pou-

* vais le soupçonner, je te.

Pérers.—Je vous jure que je ne vous écoutais pas. Je venais pour vous parler tout seul sans témoins et en tête à tête, pour affaires qui me concernent.

RaGorzi.—C'est bien; nous allons voir ça.

(Aux prisonniers.) Allons, rentrez, vous autres. . ZIMMERAFF.—Quand tu voudras.

RAGoTzI.—Marchons.

GÉRALD.—(Généreux Zimmeraff !

ZIMMERAFF. — Avant de nous séparer, .si j'osais vous prier ?.…

GÉRALD ui tendant les bras).—Ah! viens, mon ami, viens sur mon cœur. (ls se précipitent dans les bras l’un de l’autre, puis Zimmeraff s’en arrache avec peine.)

ZIMMERAFF.— Adien, Ragotzi, si Hermann reconnaissait Gérald avant qu’il ne fut sorti du château, je crains tout de sa violence ; fie-toi à ma parole, et laisse-moi les moyens de voler à son secours, si ses jours étaient menacés.

RaGoTzi.—La porte ne sera point fermée.

(Il entre dans la prison à droite. Ragotzi ne ferme point la porte. Ensuite ce dernier reconduit Gérald dans la tour à gauche en lui disant :) Venez, seigneur, venez.

PÉTeRs (à part).—Qu'est-ce qu’il fait donc?

il les change de prison. Il y a encore quelque chose là-dessous. Ils ont un air de mystère.

Ce qui m'étonne, c’est que mon papa est lié avec un de ces hommes; car, pour sûr, c’est un coquin, j'ai vu ça du premier coup d'œil ; voilà pourquoi je l’ai fait arrêter dans la cave de mon grand’père.

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