SCÈNE XVII
LES PRÉCÉDENTS, GÉRALD, et deux écuyers d’Hermann sortent de la prison.
HERMANN.— Voici le prisonnier, Fritzen ; et vous, approchez. (Les écuyers entourent Hermann. Pendant ce temps, Ragotzi cherche à se
de DA
rapprocher de Gérald. Hermann dit bas à Fritzen:) Tout est-il prêt ?
FRITZEN.— Oui, seigneur.
HERMANN.—Mes ordres seront exécutés ?
FRITZEN.— Ponctuellement.
RaGorzt (profite du moment où Hermann est occupé avec ses gens et parvient près de Gérald et lui dit en cui donnant une paire de pistolets :) Voïci les armes! (Gérald qui est enveloppé d’un manteau, les dérobe aussitôt à leur vue.)
HERMANN.—Ragotzi, je vous avais déjà ordonné de ne point parler au prisonnier.
RaGorTzi.—Je le félicite sur sa délivrance ; bien d’autres n'auraient pas comme lui le bonheur de s'échapper.
HERMANN.—/immeraff, tu le vois, je remplis ma promesse ; maïs tiens ta parole. (Gérald fait un mouvement ; Hermann. le prévient en lui disant :) Silence, sauve-toi. (Hermann saisit lui-même la main de Gérald et le conduit jusqu'à la porte désignée. Zimmeraff paraît à la porte de la prison pour voir si son ami parvient à s’échapper. Ragotzi témoigne la joie qu’il éprouve de voir que Gérald est délivré par son propre ennemi. Tableau. Gérald part accompagné des deux écuyers d’'Hermann.) |