RAGOTZI, HERMANN, DEUX ÉCUYERS
HERMANN.—Je triomphe !
RaGoTzr (apercevant Zimmeraff). — Il est sauvé.
HERMANN (à part).—AÀ peine sera-t-il entré dans la forêt que deux sons de cor m’annonceront qu’il a cessé d'exister.
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RaGorzi.—Etes-vous content, seigneur ?
HERMANN.— Oui, Ragotzi.
RAGoTzI.—Et moi aussi.
HErRMmanx.—Voilà les clefs.
RaGorTzi.— Je vous remercie, monsieur le comte.
HERMANN. — Laisse-moi. (Ragotzi prend le trousseau et compte les clefs. Une grande inquiétude se peint tout à coup sur ses traits. Hermann dit en regardant Ragotzi :) S'apercevrait-il ?
RaaoTz (à part).—A l'inquiétude, à l’agitation de ses traits, je soupçonne que ce monstre médite un nouveau crime. Grand Dieu! la clef de la tour où est Gérald m'est enlevée ! (Il regarde et remarque l'embarras d’ Hermann.) Monsieur le comte, il me manque une clef, parmi celles que vous venez de me rendre.
HERMANN.—-Oseriez-vous m’accuser de vous l’avoir enlevée ?
RaGorzi.—Et cette clef estlcelle de la prison du comte Gérald.
HERMANN.—Quoi! vous avez l'audace.
Racorzi.—Oui, morbleu ! vous me l’avez prise. L’infortuné Gérald est votre ennemi, et je suis certain que vous méditez contre lui un affreux attentat; mais vous ne parviendrez à consommer votre crime qu 'après m'avoir arraché la vie.
HerMann.—Vieillard audacieux, tu vas connaître ce que peut la vengeance d'Hermann : Le la dernière heure de Gérald a sonné, et malheur à toi si tu t’opposes à mes desseins.
RaGorzi.—Un soldat sait mourir ; mais il ne peut devenir le complice d’un lâche assain.
HERMANN.—-Emparez-vous de ce téméraire.
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RaGorzr (tirant son épée, se place devant la porte et s’écrie).—Monstres! nous verrons qui l’emportera !