‹ L'homme de la Forêt Noire [microforme]Chapitre 60 sur 64 · RAGOTZI, HERMANN, DEUX ÉCUYERS · texte numérisé non relu

RAGOTZI, HERMANN, DEUX ÉCUYERS

HERMANN.—Je triomphe !

RaGoTzr (apercevant Zimmeraff). — Il est sauvé.

HERMANN (à part).—AÀ peine sera-t-il entré dans la forêt que deux sons de cor m’annonceront qu’il a cessé d'exister.

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RaGorzi.—Etes-vous content, seigneur ?

HERMANN.— Oui, Ragotzi.

RAGoTzI.—Et moi aussi.

HErRMmanx.—Voilà les clefs.

RaGorTzi.— Je vous remercie, monsieur le comte.

HERMANN. — Laisse-moi. (Ragotzi prend le trousseau et compte les clefs. Une grande inquiétude se peint tout à coup sur ses traits. Hermann dit en regardant Ragotzi :) S'apercevrait-il ?

RaaoTz (à part).—A l'inquiétude, à l’agitation de ses traits, je soupçonne que ce monstre médite un nouveau crime. Grand Dieu! la clef de la tour où est Gérald m'est enlevée ! (Il regarde et remarque l'embarras d’ Hermann.) Monsieur le comte, il me manque une clef, parmi celles que vous venez de me rendre.

HERMANN.—-Oseriez-vous m’accuser de vous l’avoir enlevée ?

RaGorzi.—Et cette clef estlcelle de la prison du comte Gérald.

HERMANN.—Quoi! vous avez l'audace.

Racorzi.—Oui, morbleu ! vous me l’avez prise. L’infortuné Gérald est votre ennemi, et je suis certain que vous méditez contre lui un affreux attentat; mais vous ne parviendrez à consommer votre crime qu 'après m'avoir arraché la vie.

HerMann.—Vieillard audacieux, tu vas connaître ce que peut la vengeance d'Hermann : Le la dernière heure de Gérald a sonné, et malheur à toi si tu t’opposes à mes desseins.

RaGorzi.—Un soldat sait mourir ; mais il ne peut devenir le complice d’un lâche assain.

HERMANN.—-Emparez-vous de ce téméraire.

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RaGorzr (tirant son épée, se place devant la porte et s’écrie).—Monstres! nous verrons qui l’emportera !

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