‹ L'homme et l'animal. -- (volume 2)Chapitre 115 sur 118 · Hegel. Philosophie de la nature, trad. Véra · texte numérisé non relu

Hegel. Philosophie de la nature, trad. Véra

3. Par opposition à la matière proprement dite où l'idée est aussi diffuse que possible.

térieure à l'esprit , du passage d'une sensation individuelle qui remplit toute son âme à une autre sensation, ce qui fait que ce qui domine exclusivement en lui, c'est la sensation. Ce n'est que l'homme qui s'élève au-dessus de l'individualité de la sensation à l'universalité de ta pensée, à la connaissance de lui-même, de sa subjectivité et de son moi K »

Que ces expressions de moi et de subjectivité ne fassent pas illusion. L'homme, par le retour qu'il fait sur lui-même, ramène à lui et idéalise la nature, ce qui lui permet de vivre d'une vie universelle. En effet, le moi est" un être simple et universel, il peut se concevoir abstraction faite de toute espèce de caractère, même de la vie... Quant aux choses extérieures, il ne les conçoit qu'en leur prêtant une existence spirituelle analogue à la science et en les dépouillant de leur nature particulière, indépendante. « Loin donc que dans la multiplicité de ses représentations, l'esprit , abdiquant sa simplicité et son unité, se trouve comme dispersé dans l'extériorité de l'espace, il pénètre bien plutôt ces représentations de son identité, pour leur enlever toute existence propre et indépendante 2. »

Mais en regard de cette pensée de l'intellect humain, où la notion existe pour elle-même, plaçons l'activité des animaux. Ce qui les meut, c'est l'instinct, c'est-à-dire l'activité qui agit sans conscience en vue d'un but 3. « Cet instinct, dans son développement, passe par un certain nombre de phases. D'abord l'animal cède à une excitation purement interne où il n'entre aucune sympathie et même aucune activité; c'est cette excitation, par exemple, qui porte tour à tour à la veille et au sommeil. Ensuite,

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